Fluvial : Mulhouse et Colmar veulent rester à flot en 2009
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Fluvial : Mulhouse et Colmar veulent rester à flot en 2009

La crise a marqué la fin de l'exercice 2008, et les interrogations sont grandes quant à l'activité des ports fluviaux en 2009.

Le dynamisme de l'activité économique se reflète comme le soleil dans l'eau du Rhin. Et, en cet hiver 2009, la tendance est plutôt à l'amoncellement de nuages. Au sein des directions des Ports de Mulhouse-Rhin (PMR) et du Port Rhénan, personne ne se risque à un quelconque pronostic pour l'année. «Nous avons ressenti les effets de la crise au quatrième trimestre 2008, avec un début de tassement de l'activité qui s'est confirmé dès le mois de janvier», explique ainsi Jacky Scheidecker, directeur des PMR (CCI Sud Alsace Mulhouse).




Un recul d'activité contenu

Un constat que ne reniera pas Jean Jacquey, directeur des équipements de la CCI de Colmar Centre Alsace, gestionnaire du Port Rhénan: «Nous avons vu apparaître des difficultés dans certains domaines, liées au ralentissement de l'activité d'usines voisines». «La conjoncture est telle que la concurrence est exacerbée entre les différents modes de transport», ajoute Marc Lagarde, directeur d'exploitation de ce même port. Résultat, le trafic "eau" du Port Rhénan affiche une progression de 1,25% seulement à 0,53M tonnes (+23% en 2007 qui fut un très bon exercice) et son trafic "fer" recule de 12% à 0,39M tonnes. À Mulhouse, les trois ports (Ottmarsheim, Huningue et Ile Napoléon) affichent un retrait, tous modes de transport, de 1,37% à 8,17M tonnes. S'il est difficile, pour les deux entités, d'afficher des objectifs pour 2009, l'heure n'est pas aux lamentations. «Le trafic fluvial est "tendance"», confirme Jean Jacquey, «il s'inscrit parfaitement dans le Grenelle de l'environnement et il faut communiquer là-dessus». Ces périodes incertaines sont aussi l'occasion de travailler certains fondamentaux, comme repartir à la rencontre des clients potentiels dans l'hinterland, la zone d'influence du port fluvial. «Notre nouveau système informatique va aussi nous permettre de proposer des prestations complémentaires sur les conteneurs de nos clients (suivi, entretien)», explique, de son côté, Jacky Scheidecker.




L'avenir des concessions en jeu

Les investissements les plus lourds de ces sites sont en revanche bloqués par la situation administrative de ces derniers. Les concessions, délivrées par les Voies navigables de France (VNF) arrivent en effet à terme en 2015 pour le Port Rhénan et Ottmarsheim, 2016 pour Huningue et 2019 pour l'Ile Napoléon. Contractuellement, les investissements consentis sur chaque site doivent être amortis à ces échéances. Seul Ottmarsheim avait obtenu une dérogation en 2007 pour son portique. À l'échelle d'un port, 2015, c'est demain. Pour l'instant, rien n'est décidé quant à l'avenir des ports, du renouvellement des concessions ou d'une évolution de leur statut. «Cela bloque nos investissements et ceux des entreprises installées sur site», regrette Jacky Scheidecker. «Des réflexions sont en cours avec les élus locaux», conclut Jean Jacquey, «elles portent sur l'organisation juridique et la gouvernance du port. Ce qui est sûr, c'est qu'il y aura toujours un port: notre situation est idéale pour les trafics de proximité».




Contacts: Ports de Mulhouse Rhin 03.89.66.71.71, Port Rhénan: 03.89.72.56.00

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