Finistère : Le groupe Doux juge les offres de reprise « consternantes »

Finistère : Le groupe Doux juge les offres de reprise « consternantes »

Les offres de reprise du groupe en redressement judiciaire sont jugées « consternantes tant au plan social, qu’au plan économique » assène ce mardi la famille Doux propriétaire du groupe, alors que s'est tenu un comité central d'entreprise. Charles Doux assure avoir les fonds nécessaires pour aller au bout de son plan de continuation.

Alors que se déroule depuis 10 heures ce mardi matin à Châteaulin, fief du volailler Doux, un comité central d’entreprise sous haute tension, la direction du groupe vient de diffuser un communiqué particulièrement virulent. Le groupe, en proie à de graves difficultés financières et placé en redressement judiciaire depuis le 1er juin, juge les offres de reprise qui ont été présentées au tribunal de Quimper le 6 juillet dernier,
« consternantes tant au plan social, qu’au plan économique ».

Doux contre le plan de Tilly-Sabco
Dénonçant un « démantèlement » de l’entreprise, le volailler s’insurge notamment contre le plan de reprise de la branche surgelés export, présenté par Daniel Sauvaget, président de Tilly-Sabco, unique autre volailler français sur le marché de l’export, qui propose une reprise de la branche pour 55 millions d’euros.
Dans le communiqué, Doux parle « d’une offre a minima » jugée « inqualifiable » et même « pathétique et dérisoire pour une branche du Groupe Doux qui réalise des marges et détient des parts de marché uniques.»

Le plan de continuation de la famille Doux
Charles Doux, président du groupe et son fils Jean-Charles, Directeur général, n’entendent pas laisser leur entreprise se faire dépecer. Ils ont également présenté leur propre plan de continuation dans lequel ils enjoignent les éleveurs, auprès de qui le groupe a de très lourds arriérés, à s’associer à l’entreprise et transformer leurs créances en capital. La famille espère obtenir du Tribunal de commerce de Quimper, qui doit trancher le 27 juillet prochain sur l’offre de reprise, un report de la période d’observation du 31 juillet au 31 décembre.

« Les financements nécessaires assure Charles Doux»
Charles Doux a assuré lors du CCE d’aujourd’hui mardi qu’il avait recueilli les financements nécessaires pour poursuivre la période d’observation, rapporte Le Télégramme. Parmi la douzaine d’offres de reprises individuelles présentées au tribunal par de gros acteurs du secteurs (LDC, Tilly-Sabco, Duc, Glon-Sanders…), aucune ne concerne l’intégralité des activités de Doux et ne conservent l’ensemble des 3.400 emplois. Seul l’offre du consortium emmené par Sofiprotéol, qui regroupe les groupes Duc, Glon-Sanders et la coopérative Triskalia, propose une reprise globale du groupe.

On a par ailleurs appris l'abandon du projet de deux repreneurs : Protéis qui était candidat à la reprise du site de Kergonan à Quimper (25 salariés) et Hendrix Genetics pour le Couvoir Doux Dindonneau de Trédion dans le Morbihan (une trentaine de salariés). Les deux sociétés ont manqué de temps pour structurer leur proposition.