Finistère : Groupe Doux : La journée devant le Tribunal de commerce en images

Finistère : Groupe Doux : La journée devant le Tribunal de commerce en images

Le Tribunal de commerce de Quimper examinait, ce mercredi 5 septembre, les offres de reprise concernant les sites du pôle frais du groupe Doux, placé en liquidation le 1er août dernier. Charles Doux, 75 ans, P-dg du groupe éponyme, est entré au Tribunal par une entrée secondaire. Il a été accueilli par des insultes et des jets d’œufs.

Groupe Doux. Angoisse à Quimper


Une centaine de salariés du groupe Doux, élus des communes concernées et habitants se sont rassemblés ce mercredi 5 septembre devant le Tribunal de commerce de Quimper. La juridiction examinait en effet les offres de reprise concernant les sites du pôle frais, placé en liquidation le 1er août dernier. Le Tribunal de commerce a mis, comme attendu, son jugement en délibéré. Les juges devraient se prononcer au plus tard le lundi 10 septembre, date à laquelle la liquidation du 1er août sera effective.

Les salariés, anxieux et en colère, ont attendu le jugement alors que 1.042 emplois sont menacés. Une vingtaine de salariés du site de Graincourt ont fait le déplacement depuis le Pas-de-Calais. Dix heures de route pour ces salariés qui n'espèrent rien de la décision du Tribunal de commerce, puisque leur site ne fait l'objet d'aucune offre de reprise.
Charles Doux, 75 ans, P-dg du groupe éponyme, est arrivé au tribunal par une entrée secondaire. Il a été accueilli par des insultes et des jets d’œufs. « On vient du Pas-de-Calais et il ne nous a même pas regardé », a regretté, amer, un salarié du site de Graincourt. Le groupe Doux a lui-même fait une offre sur un de ses sites du pôle frais, celui de Pleucadeuc dans le Morbihan. Il envisage de reprendre l’abattoir et ses 135 emplois, sur les 407 que compte le site. Les autres repreneurs potentiels (LDC, Duc, Glon-Sanders et Axelreal) ont amélioré leurs offres ce week-end. Ainsi, le site de Blancafort (244 salariés), qui n’était pas repris jusqu’alors, a fait l’objet d’une offre par Glon-Sanders. Des élus ont également fait le déplacement jusqu'à Quimper. Gérard Perron, maire (Front de Gauche) d’Hennebont dans le Morbihan, et élu au Conseil général trouve « scandaleux » que le groupe Doux bénéficie d’aides européennes et des collectivités locales. « Il les a utilisé pour investir au Brésil et aujourd’hui il revient devant les instances gouvernementales et régionales pour sauver un groupe en perdition ». Pendant la séance, qui se déroulait à huis clos, les juges ont examiné les offres des repreneurs. Ils devraient mettre leur jugement en délibéré à l’issue de l’audience.