Filière navale : cinq régions concentrent l’essentiel de l’activité et 84 % du chiffre d’affaires
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Filière navale : cinq régions concentrent l’essentiel de l’activité et 84 % du chiffre d’affaires

Cinq régions seulement concentrent l’essentiel de l’activité de l’industrie navale civile et de défense, révèle le Gican dans la dernière édition de son panorama. Au-delà de cette concentration géographique, l’export est central pour cette industrie qui fait cependant face à des défis structurels, note le groupement.

Les Pays de la Loire, l'Île-de-France, la Bretagne, la Normandie et Provence-Alpes-Côte d'Azur concentrent 84 % du chiffre d'affaires du secteur — Photo : Guillaume Plisson

L’essentiel des 15,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires du secteur naval est réalisé dans cinq régions, indique le Groupement des industries de construction et activités navales (Gican) dans son panorama 2026, basé sur les données 2024. Les Pays de la Loire, l’Île-de-France, la Bretagne, la Normandie et Provence-Alpes-Côte d'Azur concentrent 84 % du chiffre d’affaires du secteur. Les Pays de la Loire sont en tête avec 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré.

"La filière concerne d’autres régions intérieures et ultramarines, à travers un tissu dense de chantiers navals, d’équipementiers, de bureaux d’ingénierie et de centres de R & D", précise le Gican.

56 % du CA réalisé à l’export

Au global, le chiffre d’affaires de l’industrie naval a augmenté de 5 % entre 2023 et 2024. Le chiffre d’affaires de l’industrie navale est réalisé à 57 % par des grandes entreprises, puis 34 % par des ETI et 9 % par des PME.

L’industrie "contribue fortement à la balance commerciale française" avec 56 % du chiffre d’affaires réalisé à l’export. "Cette proportion monte à près de 83 % dans le cas du maritime civil", précise le Gican.

Le Gican appelle à la "réindustrialisation maritime"

À l’occasion des vœux de l’organisation, Eric Pommelet, président du Gican, a appelé à la "réindustrialisation maritime". Si le groupement reconnaît une "vitalité" du secteur actuellement, il relève aussi des "tensions liées à une concurrence internationale intense, avec des pressions accrues et des difficultés de financement".

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