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Fiiish veut accélérer sa recherche et développement
Brest # Maritime # Innovation

Fiiish veut accélérer sa recherche et développement

Après le succès de son premier appât, l’entreprise brestoise veut accélérer sa R & D pour minimiser les risques liés à la copie de ses nouveaux produits.

Créée fin 2009 par d'anciens de l’Isuga à Quimper (aujourd’hui l’EMBA), Frédéric Orlach, Matthieu et Pierre Guennal, Fiiish grandit et tente de s’imposer sur le marché très concurrentiel des appâts pour la pêche. Fort du succès de leur premier produit, le « black minnow », qui remporte un prix de l’innovation et fait sensation sur les salons, l’entreprise est en forte croissance : « 100 % de croissance en 2012, +40 à 50 % en 2013.

Le résultat est positif mais on réinvestit tout », expliquait Frédéric Orlach en 2014. Premier gros investissement : un bâtiment neuf à Prat Pip, où Fiiish (13 salariés ETP) s’est installée en décembre-2014. « Un investissement de 800 000 euros à l’époque », indique le gérant.

Deux ans de R & D

Restait à transformer l’essai du « black minnow ». Fiiish a sorti depuis deux autres produits : le crazy Sand Eel et le Power tail. « Il nous faut deux ans de recherche et développement pour chaque nouveau produit », explique Frédéric Orlach, qui espère faire du Power tail le nouveau produit phare de Fiiish. « On l’a sorti l’été dernier. On a de bons retours et on mise sur 30 % des ventes à terme. »

Chaque nouveauté est brevetée pour éviter la copie. « Mais c’est toujours une bataille de faire respecter nos droits. C’est complexe et coûteux, indique le dirigeant. C’est aussi pour cela qu’on ne communique pas notre chiffre d’affaires. Cela donnerait trop d’informations à nos concurrents. On souffre déjà de la copie. » D’où l’idée, d’accélérer la R & D et sortir les produits plus vite.

« Ce serait déjà intéressant de gagner six mois à un an. On n’a pas encore de grande force marketing comme les grands groupes. Il faut donc sortir des produits très qualitatifs avec des cycles de vie longs. Il faut apporter un plus à nos clients », explique-t-il. Pour être au plus proche d’eux, Fiiish a choisi une vingtaine « d’ambassadeurs. Des pêcheurs qui aiment la marque. Ils échangent régulièrement avec notre service R & D. »

50 % à l’export

Frédéric Orlach et son associé ont aussi décidé de structurer la société : « On structure d’abord le management avec un responsable financier, un cadre achat, un directeur commercial. C’était devenu nécessaire vu la taille de l’entreprise », détaille Frédéric Orlach. Fiiish poursuit sa croissance. « Elle est toujours à deux chiffres : +15 % cette année ». Plus de 50 % de ses ventes se font à l’export dans une vingtaine de pays. Mais il reste de gros marchés à conquérir. « Les pays nordiques, l’Allemagne pour la pêche en eau douce. Et puis les États-Unis, qui sont un marché complexe. On l’étudie depuis trois ans, mais c’est encore trop tôt pour nous lancer », estime le gérant.

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