Il y a d'abord eu la radiation de l'ESC de Brest, d'Amiens et de Clermont-Ferrand, de la banque d'épreuves communes Passerelle, début septembre. Puis, le 17 septembre, France Business School (FBS), la nouvelle entité qui rassemble depuis mai les trois ESC et l'ESCEM Tours-Poitiers, annonce qu'elle quitte les modes de sélection traditionnels (les banques de concours Ecricom et BCE). Ce sont des concours communs, écrits et oraux, qui permettent, selon le classement des étudiants, de choisir l'école dans laquelle ils poursuivront leurs études. C'est ce système qu'a dénoncé Patrick Molle, nouveau directeur de FBS et ex-directeur de la prestigieuse EM Lyon:«Nous allons casser les codes d'un système de sélection qui n'a pas vraiment bougé depuis 30 ans et qui doit trouver un nouveau souffle», lance-t-il dans un communiqué. Pour Philippe Le Glas, directeur de l'ESC Brest, qui «soutient complètement ce choix», «le procédé actuel ne sélectionne pas nécessairement un bon entrepreneur». Selon lui, les étudiants qui souhaitent intégrer une école ont déjà un niveau académique attesté par l'obtention d'une licence ou par le passage dans une classe prépa. «On fait confiance au jugement académique, ce n'est pas la peine de rajouter une surcouche de critères scolaires», comme c'est le cas dans les concours écrits, selon lui. Le but est d'élargir le recrutement à l'ensemble des élèves de niveau licence, et pas seulement aux élèves de prépa. Le processus de sélection ne sera dévoilé que courant octobre et effectif pour la prochaine rentrée, en 2013. Philippe Le Glas dévoile simplement que l'objectif est de choisir les élèves «de la même façon que recrute une entreprise» et que l'école, consciente de la chèreté du concours pour les étudiants, veillera à ne pas leur «rajouter de frais».
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR France Business School, la nouvelle entité qui rassemble quatre écoles de commerce dont l'ESC de Brest, sélectionnera sur ses propres critères.