Fashion for Floors : La marque se développe à l'international
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Fashion for Floors : La marque se développe à l'international

Kamyar Moghadam, créateur de Fashion For Floors, a ouvert une boutique de 400m² sur le Rocher en février et prépare son développement international.

Irano-allemand d'origine et Monégasque d'adoption, Kamyar Moghadam a ouvert le «premier concept store de tapis du monde» à Monaco en février. Son «flag ship» pour se développer à l'international.




400m² à Monaco

La boutique monégasque est le «laboratoire de matières et de couleurs» de Kamyar Moghadam. Il y conçoit des tapis sur-mesure, vend ses pièces et celles de grands créateurs. On y trouve plus de 1.400 tapis, soit un stock de plusieurs millions d'euros, pour des ventes qui se répartissent à 50-50 entre créations maison et distribution. Les travaux pour habiller les 400m², répartis sur trois étages du boulevard des Moulins ont coûté 500.000€. Le jeu en valait la chandelle, puisque la fréquentation a été multipliée par dix depuis que FFF a déménagé, d'une boutique mitoyenne de 100m² à la nouvelle. L'entrepreneur va créer un nouveau concept dans son ancienne boutique: Fashion For Homes, dédié à la décoration intérieure.




Plus de 800m² à Francfort

Prochain défi: l'expansion à l'international de la marque qui réalise 20 à 25% de son CA à l'export. Kamyar Moghadam prévoit d'ouvrir des boutiques, «en nom propre pour contrôler la marque jusqu'au bout», gérées par une holding. Première étape: un magasin de 820m² à Francfort, le «deuxième chez lui» de l'entrepreneur. Le designer anime même une émission de télé en Allemagne. 500m² de surface de vente vont aussi ouvrir à Londres, dans le centre commercial Selfridges. «Ici nous avons 200passages par jour, à Londres ce sera 100.000!», s'enthousiasme celui qui ambitionne de s'implanter à Munich, Milan, Genève et, d'ici à deux ans, Miami, New York et Los Angeles. Des projets qui nécessiteront plusieurs millions d'euros de stock par boutique. Mais pas de problèmes de trésorerie, «mon frère banquier est mon financier, l'affaire est rentable, donc il me prête de l'argent», sourit le businessman qui a atteint l'équilibre dès la première année.

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