FAO : L'industriel vitréen lorgne sur la Russie
# Industrie

FAO : L'industriel vitréen lorgne sur la Russie

Stockage et séchage Face à un marché français mature, le spécialiste des silos à grains se tourne vers d'autres pays. L'Ukraine et la Russie sont dans le viseur. Avec déjà un contrat d'1M€ pour cette dernière, dans le stockage.

Avec plus de 170 ans d'existence, FAO (pour Fonderies et Ateliers de l'Ouest) a connu des hauts et des bas dans sa longue histoire. Le dernier bas remonte à 2010. «Une année atypique avec une très forte baisse d'activité», relève Julien Collet, directeur général arrivé il y a deux ans. Le cocktail crise mondiale, baisse des concours bancaires et baisse du cours des céréales a eu raison de la bonne santé de l'entreprise spécialisée dans le stockage et le séchage des céréales. Résultat, une trentaine de personnes a dû quitter la société basée à Vitré, Châtellerault, Dijon et Mont-de-Marsan.




Lean et 5S

Filiale du groupe danois Skiold depuis 2008, FAO redresse toutefois aujourd'hui la barre, avec un chiffre d'affaires 2011 de 14M€, contre 13M€ un an plus tôt. À coup d'abord de réorganisation du travail. Les méthodes lean et 5S ont fait leur apparition dans les allées de l'usine. Grâce également à une stratégie commerciale ambitieuse, passant par l'international. «En 2011, on a pris une décision importante: renforcer l'export, confie Julien Collet. 20% aujourd'hui à l'export, c'est trop peu. On a donc mis en place une structure, avec un chargé d'affaires et des recrutements d'agents, notamment en Ukraine et en Russie. C'est là où il y a le plus fort potentiel. Ce sont des pays sous-équipés avec très peu de fabricants locaux.» Et le directeur général de préciser que FAO a déjà vendu en Russie un gros projet de stockage à 1M€. Pas question toutefois pour l'industriel de s'emballer. «On a une activité qui redémarre très doucement. On prévoit une légère hausse de chiffre d'affaires en 2012.»




Plusieurs cordes à son arc

Si l'entreprise a aujourd'hui un vrai savoir-faire en matière de fabrication de silos de stockage, elle compte d'autres cordes à son arc, bien souvent associées au transport et l'exploitation des céréales. Ainsi, FAO construit également des transporteurs à chaîne ou à bande, des séchoirs, des aplatisseurs ou nettoyeurs de grains... La société touche également à l'électricité. Elle est en capacité de fournir des armoires permettant de piloter des sites de stockage, via un terminal. «FAO se positionne aujourd'hui comme un apporteur de solutions clés en mains pour le stockage et le séchage. Sur les projets, il n'y a que le génie civil et la charpente que l'on ne fait pas. Et encore.» Ses clients se déclinent en deux grandes familles: la branche agricole (céréaliers et éleveurs) et la branche industrielle. «Les mêmes équipements que pour l'agricole, mais plus gros», commente le directeur général. Et de citer les coopératives, les négociants, l'industrie agroalimentaire, les sites portuaires, etc. À Saint-Malo, le groupe Roullier est par exemple l'un de ses clients.




Marché des coop mature

S'agissant des coopératives, le constat est d'une simplicité évangélique. «Le marché en France est mature. Les coopératives ont beaucoup investi dans les années 60. Mais aujourd'hui, avec le mouvement de concentration, on est plutôt dans une phase de fermeture de sites chez les coopératives», constate Julien Collet. D'où la nécessité de voir au-delà des frontières de l'hexagone.

FAO



(Vitré) Président: Régis Robillard Directeur général : Julien Collet 4 sites Effectif: 100 CA 2011: 14M€ 02 99 75 73 00 www.fao.fr

# Industrie