ExxonMobil : Arrêt définitif de l'unité de polypropylène
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ExxonMobil : Arrêt définitif de l'unité de polypropylène

Confrontée à un manque de compétitivité structurel, la direction d'ExxonMobil Chemical France a présenté le 4décembre dernier au Comité central d'entreprise, un projet d'arrêt définitif de son unité de polypropylène sur le site de Notre-Dame de Gravenchon.

65 postes, dont 29 en 3x8 continus, c'est le bilan programmé de l'arrêt définitif de l'unité de polypropylène à Notre-Dame de Gravenchon. A cela doit s'ajouter la création de cinq nouveaux postes destinés à répondre aux besoins de l'organisation future. Filiale du groupe pétrochimique américain ExxonMobil, la direction d'ExxonMobil Chemical France s'est engagée à proposer une offre de reclassement dans le groupe ExxonMobil en France pour tous les salariés dont le poste doit être supprimé. Avec une technologie différente et un marché de spécialités plus porteur, l'usine de polypropylène de Lillebonne d'ExxonMobil n'est pas concernée.




«Ce projet d'arrêt n'est pas lié à la dégradation conjoncturelle des marchés de la chimie résultant de la crise économique et financière actuelle, mais à un manque de compétitivité structurel qui ne peut que s'aggraver dans les années à venir», selon la direction.

Un arrêt structurel

Intégrée au site de Notre-Dame de Gravenchon, premier site en Europe du groupe américain, l'unité de polypropylène est dotée d'une technologie devenue peu compétitive avec des coûts opérationnels structurellement supérieurs à la moyenne du secteur. Et malgré les investissements récents réalisés pour améliorer sa rentabilité, la performance économique de l'unité de polypropylène est restée négative. Un arrêt qui selon la direction devrait avoir un impact positif sur les performances économiques de l'ensemble du site et permettre à ExxonMobil Chemical France d'être en meilleure position pour atteindre ses objectifs de performance et de développements. S.C

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