Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), programme alimentaire mondial (FAO), organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), nombreux sont les programmes, fonds et institutions spécialisées des Nations Unies qui chaque année ont des besoins, en matière de biens et de services. Faire en sorte que les entreprises européennes travaillent davantage comme fournisseurs de l'ONU et comprennent les processus d'achats de l'ONU, c'était l'objectif du séminaire organisé fin avril au siège de l'organisation mondiale. Pour l'occasion, 81 entreprises s'étaient déplacées, dont une dizaine de Françaises.
Prérequis
«Avec 38% du budget total des Nations Unies, l'Europe ne contribue que pour 22% au total des achats réalisés par l'organisation dont le montant était de 12milliards de dollars en 2008. Le potentiel pour les entreprises européennes est donc important», s'enthousiasme Alain Michon, conseiller du commerce extérieur de la France. Construction, adduction d'eau, transport, logistique, expertise comptable, les domaines d'intervention pour les entreprises sont très variés. Parmi ceux-ci, on trouve pour une part importante le domaine de l'alimentation pour lequel la société Nutriset, basée à Maromme, s'implique depuis une dizaine d'années, explique Alain Michon, également conseiller de la société: «La société dispose d'un produit capable de lutter contre la malnutrition, le Plumpy'Nut. Grâce à celui-ci, la société travaille avec l'ONU pour le programme alimentaire mondial ou encore l'UNICEF, en Asie, Afrique mais aussi en Inde. Pour cela, Nutriset a su mettre en avant son penchant pour l'export, mais aussi la qualité de son produit». Des conditions nécessaires pour travailler avec l'ONU auxquelles s'ajoute la nécessité de se faire connaître auprès de l'organisation en s'inscrivant sur son site Internet et sur celui des différentes agences, ou encore de maîtriser des langues de travail internationales comme l'Anglais.
Des démarches accessibles
Pour faciliter les démarches des entreprises, l'ONU a simplifié les processus entre ses différentes agences, avec des procédures communes, fondées sur le principe de l'appel d'offres. L'ensemble des appels d'offres de l'ONU pouvant être obtenu sur format papier ou sur le site Internet de l'organisation. «La société doit démontrer des capacités et de la régularité dans sa production, une solidité financière mais aussi des préoccupations en matière de développement durable. Et puis, il existe bien sûr certaines interdictions, comme de ne pas faire travailler les enfants». En cas d'acceptation du dossier par l'un des organismes Onusien, l'entreprise peut décrocher un contrat d'achat ponctuel ou plus souvent un contrat à moyen ou long terme: «Les Nations Unies aiment se baser sur des entreprises qu'elles connaissent car le champ d'action est souvent celui de l'urgence. L'entreprise doit donc pouvoir fournir les commandes rapidement. Dans ce cas, elle peut espérer devenir un fournisseur régulier».
Fin avril, un séminaire était organisé aux Nations Unies (ONU) à New York pour faire connaître aux entreprises les marchés de fourniture de l'organisation mondiale. Des marchés potentiellement accessibles à de nombreuses entreprises.