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Expert des dispositifs de sécurité, Atraltech inaugure sa nouvelle usine et annonce déjà de nouveaux investissements
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Expert des dispositifs de sécurité, Atraltech inaugure sa nouvelle usine et annonce déjà de nouveaux investissements

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Le fabricant isérois de dispositifs de télésurveillance et d’alarme Atraltech a inauguré à Crolles (Isère) sa nouvelle usine. Un investissement de 10 millions d’euros pour un site de 4 500 m² où sont assemblées puis expédiées ses solutions. La PME a en outre annoncé 10 millions d'euros d'investissements supplémentaires en R & D et innovation, prévus pour 2027, afin de développer de nouveaux produits.

Le siège d’Atraltech à Crolles (Isère) où se situe le nouveau site de production — Photo : Marie-Amélie Mine

La PME iséroise Atraltech (380 salariés, 70 M€ de CA), qui conçoit et fabrique des technologies de sécurité et des solutions connectées anti-intrusion et anti-incendie à destination des particuliers et des professionnels a inauguré le 11 mars sa nouvelle usine à Crolles, en Isère. Un site reconstruit de toutes pièces, après qu’un incendie a détruit l’intégralité de l’ancienne usine, en juillet 2019. Ce projet a représenté un investissement de 10 millions d’euros, soutenu par l’actionnaire majoritaire de l’entreprise, Otium Capital, entré au capital d’Atraltech en mars 2023. Le fonds d’investissement a orchestré il y a deux ans une opération de "carve-out" de la branche "security" du groupe Hagger et détient désormais 90 % de l’entreprise.

Une usine destinée à l’intégration des circuits imprimés

Atraltech compte deux sites de production : une usine à Chavanod (Haute-Savoie) où sont fabriqués les circuits imprimés des solutions de sécurité, et le nouveau site de Crolles, de 4 500 mètres carrés, où les cartes sont intégrées au sein des différents dispositifs de sécurité puis expédiées auprès des clients de Atraltech.

"Nous sommes les seuls dans le domaine de la télésurveillance et du monde de l’alarme à produire de manière complètement intégrée en France", explique Olivier Salaun, directeur général d’Atraltech. "Nos fournisseurs sont à 80 % situés dans un rayon de 200 kilomètres autour de Grenoble", ajoute Stéphane Faure, directeur des opérations de l'entreprise.

Une quinzaine d’îlots de production

Le nouveau site de production comprend notamment une zone de stockage de 2 000 mètres carrés, permettant de "couvrir 3 mois des besoins de production de l’entreprise et où sont stockés quelque 2 500 constituants différents", poursuit Stéphane Faure. Et une zone d’intégration avec une quinzaine d’îlots de production pour les 600 références commerciales de l’entreprise. La nouvelle usine est par ailleurs dotée de 1 500 m² de panneaux photovoltaïques, afin d’être autonome en énergie, produisant annuellement plus d’électricité qu’elle n’en consomme (420 000 kWh produits contre 350 000 kWh consommés).

Le site de production de 4 500 m² comprend une zone dédiée à l’intégration des cartes électriques — Photo : Marie-Amélie Mine

Digitalisation du pilotage de l’outil industriel

Enfin, l’entreprise devrait investir 100 000 euros supplémentaires dans les prochains mois pour digitaliser le pilotage de ce nouvel outil industriel. "Notre objectif est de nous débarrasser de tous les documents papiers destinés à piloter les outils de production et d’avoir une usine 4.0", poursuit Stéphane Faure.

Dans la même optique de digitalisation de son activité, la société devrait aussi investir 300 000 euros à l’automne prochain pour digitaliser son centre de télésurveillance. "Nous allons investir dans de nouveaux serveurs, dans de l’IA et dans la digitalisation des contrats de nos clients", explique Pierre Daubigny, directeur financier d’Atraltech.

L’entreprise propose en effet un service de télésurveillance à ses clients finaux lorsqu’ils achètent ses dispositifs de sécurité. "L’activité télésurveillance représente autour de 10 % de notre chiffre d’affaires, soit 6 millions d’euros mais nous avons l’ambition de nous développer sur cette partie, qui représente une source de revenus récurrents tout en nous permettant de fidéliser nos clients", poursuit le directeur financier.

Une centaine d’embauches en deux ans

Cette nouvelle usine accueille une cinquantaine de collaborateurs, incluant des opérateurs de production, magasiniers, techniciens qualité, maintenance et méthodes. "Nous avons réalisé une centaine d’embauches depuis notre rachat par Otium en 2023, à la fois pour remplacer certains départs à la retraite ou certaines fonctions support qui existaient chez Hagger. Nous avons également embauché une quarantaine d’alternants", explique Olivier Salaun, directeur général d’Atraltech.

Seconde étape d’investissement pour 2027

La PME a profité de cette inauguration pour dévoiler un second programme d’investissement, de 10 millions d’euros à horizon 2027 financé en interne, via de l'endettement ou du crédit bail. "Cette nouvelle usine n’est qu’une étape importante que nous avons pu franchir grâce au soutien d’Otium Capital. Nous avons une seconde étape prévue mi-2027 avec un investissement massif de dix millions d’euros en R & D et en innovation, qui devrait nous permettre de répondre encore mieux aux besoins de nos clients et de s’assurer que nous avons tous les bons produits pour le résidentiel, pour le haut de gamme, pour des applications très complexes", explique encore Olivier Salaun.

La période transitoire liée à l’incendie, qui a conduit à déménager la production sur un site à quelques kilomètres de Crolles a en effet ralenti le développement de nouveaux produits, estime le directeur général. "Il est impératif que nous arrivions à développer des innovations, ce qui justifie cette importante enveloppe allouée à la R & D", termine le dirigeant.

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