À l’origine distributeur et fabricant français de matériel viti-vinicole, l’aubois FMV Defrance s’est progressivement positionné sur la serrurerie et la métallerie, sur la location et la vente de matériel de manutention et de travaux publics, ainsi que sur la maintenance industrielle. "Cela génère des synergies : souvent, nos clients ont besoin de plusieurs métiers. Nous avons décidé de nous diversifier pour ne plus dépendre à 100 % du secteur viti-vinicole, qui est très cyclique", explique Didier Court, cogérant de FMV Defrance.
Basée à Neuville-sur-Seine, l’entreprise fait coexister ces différents métiers sur ses 5 sites, situés dans l’Aube, dans la Marne et en Belgique.
Pour monter d’un cran, FMV Defrance (75 salariés, CA : 17 M€) dégage une enveloppe totale de près de 5 millions d’euros, pour la construction de deux nouveaux sites.
Deux sites livrés en 2027
À Torvilliers, dans l’Aube, FMV Defrance vient de signer l’achat d’un terrain de 11 500 m² et déposera fin mars 2026 un permis de construire, pour faire sortir de terre un bâtiment de près de 2 000 m² au sol, dont la livraison est prévue en 2027. Le site constituera le nouveau siège de l’entreprise, et comprendra 4 ateliers pour les différentes activités de l’entreprise, ainsi que des bureaux. "Concentrer plusieurs métiers sur un même site nous permet notamment de réduire les charges", détaille Didier Court.
En parallèle, FMV Defrance prépare une opération similaire à Gyé-sur-Seine, dans le même département, pour une construction de près de 1 800 m², livrée également en 2027. "Nous avions besoin d’être plus proches de Troyes, pour être au cœur de la zone industrielle. Cela nous rapproche de nos clients industriels et nous permet de moderniser notre outil de production", précise Didier Court. Déjà présente à Gyé-sur-Seine, l’entreprise y achète une parcelle supplémentaire pour ce nouveau bâtiment, qui absorbera la structure actuellement présente à Neuville-sur-Seine.
Miser sur les synergies de métiers
Entre 2024 et 2025, le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise sur le secteur viti-vinicole est passé de 9 à 7 millions d’euros. "À l’inverse, d’autres secteurs comme le BTP sont en croissance. Cela nous encourage à continuer sur notre stratégie de diversification", continue le cogérant.