La PME varoise Meca Mania vient d’être retenue par Bpifrance pour son potentiel de développement et sa forte ambition de croissance. Fondée en 2019, Meca Mania s’est construite par croissance externe autour d’un socle industriel commun : le travail des métaux.
Une croissance externe structurée
Le groupe s’est structuré autour d’Alu Technologies à Roquebrune-sur-Argens, avant d’intégrer successivement Sopromec à Aix-en-Provence, Sonomev Freins, à Roquebrune et Gibellino (Marseille) en 2022, Bigot Mécanique en région parisienne en 2024, puis CPLC en avril 2025, dont l’activité a été déménagée de Paris à Roquebrune. L’ensemble génère 12 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie un total de 70 personnes.
"Nous avons créé des synergies et consolidé le groupe. Nous avons par exemple pu réaliser, chez Alu Technologies, des ébauches de pièces destinées aux marchés de l’aéronautique pour la société Bigot Mécanique", explique le dirigeant Jean Monteiro. L’ensemble repose par ailleurs sur une clientèle diversifiée et quelques marchés de niche, limitant ainsi sa dépendance à un seul marché.
Investissements, gouvernance
Sa filiale Sopromec-Gibellino a bénéficié d’investissements en chaudronnerie industrielle avant le Covid. Aujourd’hui, elle "marche fort" : elle a notamment réalisé 30 machines pour un équipementier dans le ferroviaire, ou 30 pylônes pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, quand Sonomev fabrique des freins à tambour pour la Défense ou rénove, de plus en plus, des freins à disque.
Avec le soutien de Bpifrance, Jean Monteiro a pu réaliser les différentes opérations de croissance externe, mais aussi investir, comme dans une découpe laser ou un robot de soudure à Aix-en-Provence. "Nos investissements se sont chiffrés à 400 000 euros en 2025, avec l’aide de la Région Sud et ils seront du même ordre cette année", confie l’entrepreneur. En intégrant la 2e promotion de l’accélérateur Industries mécaniques de Bpifrance et Mecallians, Jean Monteiro espère trouver du conseil pour construire un comité de gouvernance. "C’est le challenge à relever pour 2026", assène-t-il. Il veut aussi bâtir un plan d’actions pour digitaliser ses structures, "automatiser les tâches qui peuvent l’être et récupérer de la donnée et intégrer une brique d’intelligence artificielle pour permettre à ses salariés de se former en continu."
Les défis de la montée en puissance
Le principal chantier reste toutefois la capacité du groupe à maintenir une croissance annuelle de 10 à 15 %. "Dans l’aéronautique notamment où nous devons être capables de faire entre 15 à 20 % de croissance par an. Pour y parvenir, nous échangeons des bonnes pratiques avec des confrères autour d’un objectif commun : maintenir un tissu industriel performant en France voire en Europe", détaille Jean Monteiro. Il partage déjà des méthodes de travail et équipements avec des partenaires portugais, "qui détiennent une centaine de machines."