Ex-Unicopa : Brocéliande rachetée par la Cooperl
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Ex-Unicopa : Brocéliande rachetée par la Cooperl

Avec le rachat de Brocéliande, branche charcuterie et salaison d'Unicopa, Cooperl Arc Atlantique s'offre une place de choix sur le marché du jambon. Le géant français du porc maîtrise désormais la totalité de la filière, de la production à la transformation.

Le président de Cooperl, Guy Dartois, ne s'en était pas caché. Lors de la fusion avec la coopérative Arca en 2008, il avait évoqué le projet d'acquisition d'une activité de charcuterie-salaison. Voilà qui est fait. Après avoir un temps lorgné sur Madrange, Cooperl Arc Atlantique a officialisé le rachat de Brocéliande, filiale charcuterie et salaison du Finistérien Unicopa. La signature de l'accord définitif s'est déroulée le 4décembre dernier, à Bécherel (35) dans les locaux de Brocéliande, après plusieurs mois de négociations.




Le maillon manquant

Grâce à cette acquisition, la coopérative costarmoricaine basée à Lamballe maîtrise désormais l'intégralité de la filière porcine, de la production (6millions de porcs annuels) jusqu'à la transformation. «Nous intégrons aujourd'hui le maillon manquant qui vient compléter notre filière», a commenté Guy Dartois. Aux 20.000 tonnes de pâtés, saucissons, lardons et autres jambonneaux produits par la Cooperl sur ses sites de Lamballe et Montfort-sur-Meu s'ajoutent désormais 51.000 tonnes fabriquées par Brocéliande. Dont 35.000 tonnes de jambon. L'ex-filiale d'Unicopa officie essentiellement sur le segment des marques de distributeurs (MDD). Pour un chiffre d'affaires qui avoisine 230M€ en 2009. «Ce rapprochement offre des débouchés significatifs à nos éleveurs, justifie Emmanuel Commault, directeur général de Cooperl. Avec ce rachat, nous devenons co-numéro1 sur ce marché.» Une place partagée avec le groupe Aoste détenu par Campofrio Food Group, issue de la fusion entre l'Espagnol Campofrio et de l'Américain Smithfield. Face à un contexte très concurrentiel, la nouvelle direction entend restaurer au plus vite la rentabilité avec l'objectif de maintenir un maximum de postes. Sans garantie toutefois de pérenniser tous les emplois. «Nous ne comptons pas fermer des usines que nous venons de racheter.» Évoquée ces derniers mois, la remise en cause du site vieillissant de Loudéac (22) ne serait pas d'actualité. Pas plus qu'un important investissement de 15M€ débloqué par Cooperl pour le moderniser. La coopérative costarmoricaine compte s'appuyer sur les quatre unités de Brocéliande: Bécherel, Loudéac, Villers Bocage (14) et Roanne (42). Soit un total de 1.160 salariés.

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