« C'est en phase de croissance de l'entreprise que le patron doit prendre le temps de réfléchir à une stratégie de diversification et à la recherche de financements. Pas au moment d'une baisse d'activité : il est alors trop tard ! » Pourquoi ces appels du pied des donneurs d'ordres et des experts en stratégie d'entreprise so
nt-ils difficiles à entendre pour les patrons de PME ? « Impossible ! Trop la tête dans le guidon », protestent certains. C'est justement là où le bât blesse : jusqu'à quel point le chef d'entreprise doit-il être dans l'opérationnel ? Ne doit-il pas être capable de s'appuyer sur un alter ego pour cette partie ? Il existe des exemples de TPE en région qui ont réussi ce pari. C'est une vraie réflexion sur le métier de dirigeant que portent ces petites entreprises dont le patron prend le temps de participer à des réseaux, de faire de la veille, de sentir les marchés, bref, de peaufiner une stratégie en prenant de la hauteur. Une différence comportementale, expliquent certains, entre le patron français et le patron allemand qui ne "travaille" pas mais s'entoure d'experts et construit une stratégie, en "homme d'affaires". Une attitude qui permet aussi de briser des cloisonnements présents dans les esprits, lorsque la recherche de diversification se cogne à un manque de moyens : pourquoi ne pas élargir le capital, chercher un partenariat, même avec un "ennemi"...! « Les grands le font, pourquoi pas les PME ? » interpelle un expert en diversification. Plus facile à dire qu'à faire ?
Agnès Baritou @email