Esigelec : Le CISE, nouveau laboratoire

Esigelec : Le CISE, nouveau laboratoire

Le nouveau campus intégration systèmes embarqués (CISE) inauguré le 6septembre dernier, vient renforcer l'Esigelec et son institut de recherche l'Irseem. Dédié à l'énergie et à la mobilité durable, le CISE dispose de 4 plate-formes de recherche et d'un espace innovation.

L'école d'ingénieurs généralistes de Rouen (Esigelec) et son institut de recherche, l'Irseem, se sont dotés d'un nouvel outil pour compléter leurs moyens d'essais: le campus intégration systèmes embarqués (CISE). Soutenu et financé par plusieurs partenaires institutionnels (État, Rectorat de Rouen, Région Haute-Normandie, Département 76, CREA) pour un montant de 14M€ et un bâtiment de 5.000m², le CISE est particulièrement dédié aux systèmes électriques et mécatroniques (transmission d'informations aux organes mécaniques d'un véhicule). L'Irseem, dont le champ de compétences couvre l'électronique, l'automatique, le traitement du signal et images, les réseaux et télécommunications, gagne avec le CISE un nouvel outil de recherche complémentaire notamment dans le cadre des travaux menés avec les filières partenaires de l'école dans les domaines de l'automobile (Mov'eo), de l'aéronautique (Normandie Aéroespace) et de l'énergie.




Quatre plates-formes technologiques

L'Irseem couvre plusieurs champs applicatifs: systèmes de navigation, véhicules propres économes, avions électriques du futur, flottes de robots, intelligence ambiante, aide à la personne, fiabilité, électromobilité, systèmes énergétiques... Le CISE doit permettre de compléter les moyens d'essais de l'Irseem à l'aide de quatre plate-formes technologiques. Parmi celles-ci, la plate-forme laboratoire autonome permet d'approfondir les recherches sur les systèmes embarqués intelligents. «Grâce à un espace de 200m², nous pouvons tester l'efficience de nos simulations numériques à l'aide de robots», explique Éric Durieux, directeur général de l'Esigelec. La plate-forme permet de disposer d'une flotte de robots qui communiquent entre eux afin de réaliser une simulation de trafic ou encore de faire varier l'éclairage, l'hygrométrie, le relief... «L'objectif est la navigation autonome d'une flotte automobile mais nos recherches peuvent s'appliquer à une flotte de transpalettes, un robot de surveillance, des objets navigants. Nous avons aussi des contacts dans le domaine du jeu vidéo». Autre plate-forme, le banc à rouleaux permet de réaliser des tests sur des véhicules de taille réelle Ici, l'objet de recherche, c'est l'automobile. Les conditions expérimentales sont différentes, le véhicule ne se déplace plus mais on simule le déplacement en faisant tourner ses roues de manière indépendante. Avec pour objectif, d'optimiser le contrôle commande sur la chaîne de traction: motorisation et transmissions. «Développer des logiques pour minimiser la consommation d'énergie et les émissions polluantes, grâce notamment à l'optimisation de l'injection du carburant et les modes énergétiques hybrides: batteries et thermique». Une plate-forme complétée par un simulateur d'environnement qui peut permettre, entre autres, de simuler la proximité d'un véhicule afin de mettre en oeuvre un scénario de freinage. Opérée en commun avec Aircelle, la plate-forme mécatronique s'intéresse au développement des nacelles des réacteurs de demain: «Soit l'avion qui a vocation à être tout électrique», précise le Dg de l'Esigelec. Ici, sont testés les actionneurs mécatroniques des inverseurs de poussées. Enfin, la plate-forme technique vient compléter les moyens d'essais lourds dont disposait l'Irseem en compatibilité électromagnétique, grâce à une salle blanche qui doit permettre d'atteindre l'échelle de mesures micrométriques.




Espace innovation-transfert

Il compose l'autre moitié du bâtiment avec salles et moyens techniques permettant d'accueillir entreprises et partenaires académiques pour constituer des équipes projets. «Ici, l'objectif est de réunir des PME, favoriser les échanges pour travailler ensemble et lancer des développements mutualisés», explique Éric Durieux qui précise: «Ce qui compte pour les entreprises c'est que nous soyons capables de leur démontrer que nos compétences peuvent se traduire en réalisations concrètes».



Sébastien Colle


www.esigelec.fr