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Eolien offshore : Le Havre dans les starting-blocks
Le Havre # Conjoncture

Eolien offshore : Le Havre dans les starting-blocks

energie Annoncé pour le 14 juillet, l'appel d'offres lancé par l'Etat en vue de développer 3.000 MW en mer conduira à l'attribution des marchés en avril 2012.

L'annonce a été faite par le député de Seine-Maritime et coprésident de la commission parlementaire sur les énergies renouvelables, Daniel Fidelin à l'occasion des Rencontres Internationales duHavre le 23juin dernier: c'est le 14juillet que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) doit dévoiler son appel d'offres concernant les cinq zones retenues en début d'année pour le développement de parcs éoliens offshore. En jeu, l'installation en mer de 3.000MW (6.000MW à l'horizon 2020) qui suscite l'intérêt de plusieurs groupements d'industriels comme de l'ensemble des territoires concernés, au premier rang desquels LeHavre figure en bonne place, tout comme Dunkerque et Cherbourg, notamment.




Attribution des marchés en avril2012

Un appel d'offres qui donne le coup d'envoi d'un véritable sprint mettant aux prises «l'État, les entreprises et les territoires», résume le maire duHavre Édouard Philippe. Sprint qui devrait aboutir au dépôt des dossiers d'appel d'offres en début d'année puis à l'attribution des marchés «en avril prochain», confirme Daniel Fidelin. Ensuite, les choses pourraient aller vite: autorisation d'exploitation du domaine public maritime, étude d'impact et enquête publique pour un démarrage d'exploitation des parcs attendu pour 2016. Pour la région et plus particulièrement pour LeHavre, l'enjeu est de taille: sur les cinq sites déclarés «propices» par l'État en début d'année, trois sont en Normandie, à Courseulles-sur-Mer (14), LeTréport et Fécamp, un quatrième à Saint-Brieuc à quelques encablures de la Baie du Mont-Saint-Michel et le dernier près de Saint-Nazaire. «Les 3.000MW de la première tranche correspondent à près de 600 éoliennes installées», explique le député, et près de 1.600 emplois estimés pour la zone duHavre. Seulement, la cité océane n'est pas seule dans cette course. Cherbourg et surtout Dunkerque ont des arguments à faire valoir dans la bataille de fonds qui se joue depuis plusieurs mois déjà: l'accueil d'un ou plusieurs industriels seuls capables de permettre le développement d'une véritable filière de l'offshore. Des industriels auxquels les élus tendent les bras (on cite l'Allemand Nordex) et qui pourraient se dévoiler avant même d'avoir la certitude de décrocher les marchés en jeu. Au final, lâche Éric Neyme, le président d'Énergies Haute-Normandie «ce sont les industriels qui décideront».



Guillaume Ducable

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