Eolien offshore : Areva confirme ses ambitions havraises

Eolien offshore : Areva confirme ses ambitions havraises

Le groupe français annonce la construction de deux sites d'assemblage de nacelles et de construction de pales d'éoliennes au Havre d'ici 2015.

Sans attendre le résultat de l'appel d'offres lancé par l'État en début d'année, le groupe Areva place ses pions dans la bataille de l'éolien offshore en annonçant son choix d'implanter auHavre ses futures unités d'assemblage de nacelles et de productions de pales d'éoliennes. Un investissement qui porterait sur «plusieurs dizaine de millions d'euros», confirme Areva, le montant précis restant confidentiel pour cause d'appel d'offres en cours. L'annonce faite fin septembre par l'opérateur historique du nucléaire porte donc sur la construction à l'horizon 2015-2020 d'un ensemble industriels comprenant deux unités auHavre: un site d'assemblage de nacelles (rotors, alternateurs...) et un site de production de pales d'éoliennes qui pourraient employer à eux deux près de 1.000 personnes





et générer quelque 3.000 à 4.000 emplois «indirects».

Implanté à proximité du quai Joannès Couvert, selon les informations délivrées par le Grand Port Maritime duHavre, l'appareil industriel devra permettre à Areva, associé avec GDF-Suez et Vinci dans le cadre de l'appel d'offres pour la construction des champs éoliens offshore duTréport, Fécamp et Courceulles-sur-Mer (14), ainsi qu'à Iberdrola et Technip pour les projets de Saint-Brieux et Saint-Nazaire, d'alimenter un marché de plusieurs centaines d'unités. Sans compter les perspectives européennes, notamment au Royaume-Uni, pour lesquelles Areva et sa filiale Areva Wind confirment «mener des études» pour dimensionner leur outil de production à l'export.




Une implantation conditionnée

Au final, l'implantation reste conditionnée au résultat de l'appel d'offres lancé en juillet dernier par l'État qui doit annoncer en avril prochain sa présélection. Les résultats définitifs n'étant pas connus avant 2013. En clair, si le consortium auquel appartient le groupe français n'était pas retenu, le site havrais ne verrait jamais le jour! Si les acteurs économiques et institutionnels régionaux se félicitent de cette annonce, l'heure est en revanche à la déception en Basse-Normandie, même si la Région, le département de la Manche et la Communauté urbaine de Cherbourg préfèrent considérer qu'il ne s'agit «que d'une première étape d'une compétition au long cours», confirmant que «les discussions avec Alstom se sont intensifiées»!