À Pont-sur-Sambre, Eoda concrétise plusieurs investissements pour ses 20ans: un bâtiment et un nouveau centre d'usinage doublent les capacités. En moyenne, Eoda investit entre 200 et 300K€ par an. Les derniers investissements du leader de la mécanique dépassent ces seuils: 550K€ dans un bâtiment neuf et plus de 300K€ dans un nouveau centre d'usinage.
650m² supplémentaires
Le nouveau hall de 650m² complète le site industriel déjà étendu sur 1.900m² avec son bureau d'études intégré de 200m². Cette extension réalisée sans subvention offre de nouvelles perspectives à la société de Jean-François Gillet, unique actionnaire, qui partage son activité pour moitié entre la mécanique générale et la conception de machines spéciales de conditionnement, convoyage, transformation... «Cette extension est liée au fait que nous travaillons depuis 3ans avec l'industrie lourde qui nécessite de grandes pièces. Nous disposons désormais d'un espace plus conséquent pour prendre de nouveaux marchés de machines spéciales plus volumineuses», explique Fabrice Monier, directeur commercial d'Eoda qui se souvient avoir dû refuser un contrat en 2008 faute de place. Le nouveau hall accueille le montage. L'espace libéré par ailleurs a permis d'accueillir un nouveau centre d'usinage de grande capacité mis en route fin juin et s'ajoutant à un parc moderne de 11 machines à commande numérique. «La nouvelle machine peut recevoir des pièces de grandes dimensions: 3.000mm x 800mm x 720mm. Ce qui double notre capacité», précise Fabrice Monier qui revendique «l'un des parcs les plus performants de la région». Pour lui, c'est le moment où jamais d'investir, séduit par de bonnes conditions d'achat et des démarches administratives rapides. «Les marchés viennent plus facilement quand on investit», note-t-il.
Des marchés à fort potentiel Avec cet outil, Eoda cible notamment les secteurs du ferroviaire et de l'énergie. L'automobile, qui représentait encore 85% de son business il y a 3ans, est tombée à moins de 50%. La diversification est l'une des clés du succès d'Eoda, en plein développement dans l'aéronautique. La nordiste a pris 30% du capital du parisien Seti-Tec pour concevoir ensemble des unités de perçage pour Airbus. La part d'export, actuellement autour de 7 à 8%, va encore croître.
Géry Bertrande