Comment l'industrie de l'emballage s'adapte-t-elle aux enjeux environnementaux? L'avantage des boîtes métalliques, c'est qu'elles sont 100% recyclables. Pour le reste, on y travaille. Par exemple, chez Franpac, nous élaborons avec nos fournisseurs des vernis moins polluants. Nous récupérons et recyclons nos chutes - je n'aime pas dire déchets-. Nous utilisons un incinérateur pour ne rien rejeter dans l'atmosphère,etc.
Ce serait donc le consommateur qui ne fait pas assez attention?
Il faut juste mettre en place les infrastructures, les points de collectes, pour les recycler. En France, nous avons encore de la marge. Près de 70% sont recyclés contre plus de 90% en Belgique, par exemple.
Quel est le rôle du syndicat que vous présidez?
On réfléchit à cette question environnementale depuis une dizaine d'années. Nous avons plusieurs commissions dont une sur le sujet. Mais elles sont toutes liées. Les commissions «contact produit alimentaires» et «normalisation» servent aussi à développer des produits respectueux de la santé, de l'environnement. On travaille en lien avec les organismes publics.
Il y a de plus en plus de réglementations, notamment au niveau européen, êtes-vous pour ou contre?
Je suis pour, si elles sont réfléchies, et pas des coups de tête sans fondements scientifiques.
Patrick Bindschleder est président du directoire du groupe Massilly, dont dépend la société finistérienne Franpac. Il est aussi le président du syndicat national des fabricants d'emballage métallique.