Pour la 7eSemaine pour la qualité de vie au travail, en juin, l'Aract Nord- Pas-de-Calais a réalisé avec l'institut CSA un sondage auprès des salariés sur leur perception des troubles musculo-squellettiques (TMS). Pour les besoins de l'enquête, 200salariés ont été interrogés par téléphone à leur domicile, du 19mars au 30avril. L'échantillon est représentatif des salariés de la région, actifs occupés de 18ans et plus. Ce sondage comporte une partie barométrique sur la qualité de vie au travail et une partie thématique sur les TMS. Seul un tiers (36%) des salariés sait ce qu'est un TMS; 45% l'ignore totalement et 19% en ont déjà entendu parler. Les trois quarts des salariés de la région, particulièrement touchée par le sujet, déclarent ressentir au moins une douleur liée aux TMS, principalement au dos pour 63% d'entre eux en région (50% au plan national), mais aussi aux épaules et à la nuque (42% en région contre 45% en France), au poignet (34% contre 25%), au coude (17% contre 16%) et au genou (20% contre 17%). Un quart ne ressent aucune douleur habituelle. En revanche, 2salariés sur 10 souffrant de douleurs les ressentent «intensément»: 22% de manière forte voire insupportable.
Gêne quotidienne Ces TMS sont «une gêne quotidienne» pour plus de la moitié des salariés souffrant de douleurs et 7salariés sur 10 souffrant de TMS mettent en cause l'exercice de leur activité professionnelle. De nombreux salariés sont confrontés à une mauvaise organisation dans leur travail et sujets aux facteurs biomécaniques. Paradoxalement, les salariés disent bénéficier de nombreux facteurs protecteurs dans leur travail. Moins d'une entreprise sur deux mène des actions de prévention des TMS, jugées efficaces par 80% des salariés.