Trois mille éoliennes marines dans le monde. Toujours aucune en France. En attendant la construction des futurs champs éoliens décidés par l’Etat et attribués à des consortiums pilotés par des groupes énergétiques, un premier démonstrateur d’éolienne marine verra le jour en Loire-Atlantique. Porté par un consortium réunissant des entreprises comme la PME Marseillais Ideol et le groupe Bouygues et des établissements de recherche (école Centrale de Nantes, université de Stuttgart), ce projet vise à tester une éolienne en 2017 sur le site d’essais marin Sem-Rev du Croisic.
Fondation flottante
L’originalité de cette éolienne, c’est qu’elle sera dotée d’une fondation flottante, c’est-à-dire qu’elle ne s’enfoncera pas dans les fonds marins. Cette fondation en forme d’anneau carré a été développée par Ideol, une entreprise de La Ciotat (13) qui emploie une soixantaine de salariés et qui a réalisé 2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015. Spécialisé dans les fondations flottantes, ce bureau d’études vient de lever trois millions d’euros, portant à 22 millions d’euros les fonds collectés depuis sa création en 2010. En 2017, Ideol devrait avoir mis en place trois démonstrateurs, deux au Japon et un au Croisic.
80 emplois à Saint-Nazaire
Cette fondation sera construite sur le port de Saint-Nazaire par les équipes de Bouygues Travaux Publics. Allant démarrer en septembre, le chantier mobilisera 80 emplois. Une fois la coque du flotteur achevée, l’éolienne sera installée à quai sur la fondation, puis remorquée en 2017 vers le site d’essais en mer.
La première éolienne installée au large des côtes de France va être construite à Saint-Nazaire (44). Sa fondation, flottante, a été conçue par la société marseillaise Ideol.