Les cleantech françaises ont levé 2,4 milliards d’euros en 2024, selon le bilan annuel de France Invest, GreenUnivers et EY. Les investissements ont concerné 150 entreprises. Des chiffres en baisse, qui restent néanmoins conséquents dans la French tech.
L’horizon long terme des cleantech rend plus difficile les levées de fonds
Les cleantech, sont l’ensemble des technologies et modèles commerciaux qui apportent des solutions aux défis climatiques en misant sur la durabilité. Les principaux secteurs d’activité de ces entreprises sont donc les énergies renouvelables, la mobilité, et l’hydrogène. 2024 met fin à trois années de forte croissance et une année 2023 record en nombre d’opérations (181) et montant des opérations (4,38 milliards d’euros).
"Le caractère industriel donc capitalistique des cleantech et les horizons de sortie plus longs que dans le digital rendent plus difficiles les levées de fonds dans la période actuelle de contraction des levées et de moindre visibilité", justifient Sophie Paturle, co-présidente de la Commission Industrie & Transition écologique de France Invest et Alexis Gazzo conseiller chez EY, dans leur éditorial.
Moins de levées de fonds de plus de 100 millions d’euros
Le bilan annuel des trois partenaires note le plus faible nombre de levées de fonds supérieures à 100 millions d’euros en 2024. Les trois opérations les plus importantes sont Electra (304 M€), dans la mobilité, Valorem (200 M€), dans les énergies renouvelables, et Hysetco (200 M€), dans l’hydrogène. À elles trois, elles n’égalent pas la levée record de 830 millions d’euros de Verkor,