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Emploi : Xavier Bertrand au chevet du bassin mulhousien
Mulhouse # Ressources humaines

Emploi : Xavier Bertrand au chevet du bassin mulhousien

Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé a assisté le mois dernier, à Mulhouse, à la mise en place du Service public de l'emploi local (SPEL).

«Vous êtes, en quelque sorte, le ministre local de l'emploi». Ces mots de Xavier Bertrand, le ministre du travail, de l'emploi et de la santé étaient adressés à Louis Le Franc, sous-préfet de Mulhouse et à ce titre président du Service public de l'emploi local (SPEL) qui vient d'être mis en place sur ce bassin d'emploi. Et s'il a fait le déplacement jusqu'à Mulhouse, ce n'est sans doute pas un hasard. La zone souffre d'un taux de chômage élevé, 11,5%, soit 3 points au-dessus de la moyenne régionale. Après avoir été laboratoire dans le déploiement des contrats de transition professionnelle (CTP), Mulhouse se dote donc d'un Service public de l'emploi local pour répondre à ses problématiques.




Emploi des jeunes, des seniors, apprentissage...

Concrètement, le SPEL réunit, autour du sous-préfet, les acteurs de l'emploi local (Pôle emploi, Mission locale, Maison de l'emploi et de la formation et Direccte). Un groupe qui peut être élargi aux entreprises locales et aux chambres de commerce et d'artisanat. Derrière cette équipe, plusieurs objectifs autour de l'emploi des jeunes, des seniors, des chômeurs longue durée (dont le nombre a bondi de 81%) ou encore de l'apprentissage. «Le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a baissé de 8,2% en 2010, le SPEL doit permettre de maintenir ce cap, avec un effort particulier sur les jeunes des zones urbaines sensibles», a rappelé le sous-préfet. «Par ailleurs, nous avons le devoir d'actionner tous les leviers pour enrayer la hausse du chômage des seniors, pourquoi pas avec des actions transfrontalières», a-t-il annoncé. L'apprentissage, enfin, affiche des scores plutôt positifs avec, comme l'a rappelé le président de la Chambre de métiers Bernard Stalter au ministre, une progression de 15% du nombre de contrats l'an dernier. Ils sont précisément 1.212 à Mulhouse. «Une hausse à conforter», a insisté Louis Le Franc.




Brainstorming de l'emploi local

Quel rôle, donc, pour le SPEL? «Il doit faire la maille entre les demandeurs d'emplois et les postes disponibles sur un secteur», a rappelé Xavier Bertrand, insistant sur la problématique des métiers en tension pour lesquels il n'y a pas suffisamment de candidats. En tenant compte de tous les dispositifs d'aides disponibles pour mettre autant d'huile que possible dans les rouages: contrats aidés, formation et reconversion, dispositifs transfrontaliers... Derrière cette nouvelle organisation du SPEL, qui s'affiche comme une brique du dispositif de lutte contre le chômage, on lit aussi en filigrane l'un des objectifs du ministre: faire baisser le coût de l'assurance chômage. «L'indemnisation d'un chômeur coûte 12.400euros par an. Tout ce qui coûte moins cher mérite d'être essayé», a-t-il rappelé. Au SPEL, donc, de faire preuve d'inventivité pour permettre le retour à l'emploi du plus grand nombre et, incidemment, une réduction des déficits de l'assurance chômage.

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