Emploi : Une embellie mais pas encore la reprise
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Emploi : Une embellie mais pas encore la reprise

La prudence reste de mise pour déterminer si l'embellie que connaît le marché de l'emploi en Rhône-Alpes se transformera en reprise en 2011.

La situation 2010 en Rhône-Alpes reste délicate sur les fronts de l'emploi et du chômage. Ainsi, on comptait fin septembre 2010 250.000 demandeurs d'emploi, soit une hausse de 1,7% sur un an, à comparer aux+27% entre septembre 2008 et septembre 2009. Mais en juin 2008, Rhône-Alpes comptabilisait 150.000 demandeurs d'emploi. «L'effet de la crise a été très notable dans la région, souligne Patrick Lescure, directeur régional de Pôle emploi Rhône-Alpes. Le début de l'année a encore été mauvais, avec une perte de 6.000emplois au premier trimestre. Mais au deuxième trimestre, il y a eu 8.000 emplois supplémentaires. La Loire totalise +2,7% d'emplois salariés; le Rhône+2%; et l'Isère+1,5%.» Ce sont les services qui repartent le mieux sur les trois départements (+4,4% dans la Loire,+3% dans le Rhône et+2,3% en Isère). Par contre, le Rhône continue de perdre des emplois dans les secteurs industrie et BTP (- 0,1% dans chaque secteur). «Le BTP a vraiment du mal à redémarrer dans ce département et connaît un effet décalé.» Patrick Lescure «reste prudent pour la suite. Car si le deuxième trimestre a été bon, je m'attendais à une meilleure rentrée de septembre. Mais dans les facteurs négatifs, on remarque des hausses et des baisses brutales des recrutements, en dents de scie: les entreprises ne voient pas clair dans leurs carnets de commandes. Je sens beaucoup de fragilité. Et si les services repartent, il y a beaucoup d'emplois saisonniers en Rhône-Alpes qui peuvent masquer les vraies tendances.»




Effet de rattrapage

Quant aux profils recherchés, ce sont «les grands classiques», selon Patrick Lescure: l'industrie (soudure, mécanique, plasturgie), l'informatique, les commerciaux et technico-commerciaux. Patricia Ozil, responsable service aux entreprises Rhône-Alpes de l'Apec, note également une augmentation des offres pour les cadres, sur les mêmes types de profils. Mais il s'agit «essentiellement d'un effet de rattrapage après une période d'attentisme de plus d'un an. Ainsi, les recrutements sont principalement effectués pour remplacer des départs plutôt que dans une optique de création de postes».

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