Tout ne va pas mal dans l'économie régionale. En tout cas pas pour les 150.000cadres du privé (sur les 954.000 salariés du secteur). En 2011, cette catégorie de salariés a été la grande bénéficiaire d'un marché de l'emploi atone. Plus de 11.000cadres (11.230exactement) ont été recrutés en 2011 soit 6% de plus qu'en 2010. «Le marché de l'emploi cadre se porte bien sauf pour les jeunes diplômés et les plus de 45ans», indique Éric Picquot, chargé des services aux cadres pour l'Apec Nord - Picardie.
Les commerciaux et informaticiens convoités Parmi les fonctions recherchées, deux dominent le marché. Les commerciaux et les informaticiens vont représenter une bonne moitié des recrutements (55%). «L'informatique est un bon indicateur, un bon thermomètre du marché», confie Éric Picquot. Du côté des secteurs, les services (61%) et le commerce (20%) drainent la très grande partie des emplois d'encadrement à pourvoir. Ces données expliquent que le marché de l'emploi cadre soit un peu à deux vitesses: d'un côté si vous avez un profil de commercial ou d'informaticien dans les services ou le commerce, l'avenir semblera bien plus rose que si vous êtes comptable dans l'industrie ou technicien dans le secteur du BTP.
Prévisions ambiguës Les prévisions 2012 de recrutement des entreprises telles qu'elles ressortent de l'enquête Apec auprès de 3.500entreprises régionales ne sont pas très claires. Elles varient de+15% à -15% selon les secteurs. Dans le détail, les jeunes diplômés ont bien tiré leur épingle du jeu en 2011. Les recrutements réels (23% du total des cadres) ont été supérieurs à ceux qui étaient annoncés (14%). «L'année 2012 sera un peu plus compliquée pour eux. Quand le marché se tend, les entreprises recrutent des cadres confirmés. L'idée étant d'aller chercher des compétences immédiatement opérationnelles», indique Éric Picquot. Les cadres confirmés devraient, cette année, représenter près de la moitié des recrutements (48%) dans la région.
Plus de 11.000cadres ont été recrutés l'an dernier dans la région (+6%) et les jeunes diplômés en sont les grands gagnants. Cette année s'annonce «plus compliquée».