Elections : Trois listes concurrentes pour la Chambre des Métiers de Seine-Maritime
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Elections : Trois listes concurrentes pour la Chambre des Métiers de Seine-Maritime

Président révoqué, démissions d'élus... La dernière mandature à la Chambre de métiers de Seine-Maritime n'a pas été de tout repos. Après une phase de transition, ces nouvelles élections sont l'occasion pour la CMA76 de prendre un nouveau départ.

Trois listes se confrontent pour ces élections de la Chambre de métiers et de l'Artisanat 76. Parmi celle-ci, la liste de l'Union professionnelle artisanale (UPA) menée par Dominique Moulard (actuel président). Le candidat Moulard qui insiste sur la dynamique impulsée par son équipe depuis quatorze mois, suite à la révocation par le Préfet de l'ancien président: «Nous avons repris la Chambre à bras-le-corps. Aujourd'hui, la Chambre se redresse, les bonnes orientations ont été prises et l'offre de formation a été renouvelée. Pour la future mandature, nous voulons poursuivre nos efforts, développer la reprise d'entreprises dans le milieu rural, vecteur de lien social. 1/3 des entreprises en Seine-Maritime vont devoir être transmises: devenir patron reste un vrai ascenseur social». Autre enjeu pour l'UPA, le CFA en alimentaire de Rouen: «Des pistes sont envisagées avec la Région, c'est important pour que nos professionnels restent chez nous». Mais pour l'UPA, une chose est claire, pas de mariage avec les Chambres de commerce: «La Chambre de métiers a trop de spécificités. Notre indépendance est en jeu».




Une liste indépendante inédite

Face à l'UPA, deux autres listes sont en lice dont celle d'union de la CGPME, menée par Thierry Guillon. Pour lui, l'engagement de sa liste n'est pas politique, il est destiné à: «Redonner de la voix à l'Artisanat». «Nous ne sommes pas à la solde d'une grosse machine. Mais, nous pensons que grâce à nos relations et notre lobbying, nous pouvons favoriser l'entente de notre parole. La CGPME est d'abord un syndicat de petites et moyennes entreprises. Nous sommes contre le statut d'auto-entrepreneur qui légalise le travail au noir et nous considérons que les artisans ont le courage d'être des chefs d'entreprises et qu'ils ont la même problématique que ceux des PME. De plus, il y a un travail immense à faire à la CMA. Ce que nous voulons, c'est que la CMA retrouve ses lettres de noblesse». Troisième liste à concourir, la liste «Nous, les artisans», composée d'indépendants et dont Brigitte Joutel est la tête de liste. Avec son équipe, elle souhaite redonner: «Du sens et des valeurs à la Chambre. Notre objectif c'est l'indépendance, un atout pour les artisans auprès des collectivités. Toutes les affaires qui se sont déroulées à la Chambre, c'est triste. Les bagarres, les intérêts personnels, tout cela ne défend pas les intérêts des artisans. Notre liste est composée de gens qui veulent remettre au centre des préoccupations les intérêts des artisans et éviter les querelles partisanes. Nos ambitions sont de lutter contre l'auto-entrepreneur, communiquer sur l'Artisanat dans les collèges et les lycées, revoir l'offre de formation et soutenir la reprise et création d'entreprise».



S.C

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