Le Journal des Entreprises : Vous venez de présenter vos nouveaux objectifs 2017 en comité, quelle est la feuille de route ?
Jean-Christophe Piot : Notre objectif est de nouer des partenariats au service de notre action de parrainage, support d'entreprises à l'international. Nous sommes déjà partenaires notamment des pôles de compétitivité, de réseaux d'entreprises... pour aller au-devant de leurs membres. Des commissions sont en place, dont une spéciale PME, une autre sur la communication. L'export commence, par exemple, par la traduction de son site web en chinois. L'objectif des 4.000 conseillers de la France est de promouvoir le commerce extérieur partout dans le monde et d'aider les TPE-PME à exporter. Nous sommes là pour les parrainer, les accompagner et les aiguiller. Dans la mise en place d'un VIE, le conseil régional peut en financer jusqu'à 30 %. Dans le cadre de notre ancrage territorial, nous réfléchissons également à organiser un prix "Bretagne sans frontière"...
Vous êtes actuellement 32 conseillers en Bretagne, êtes-vous assez nombreux ?
J-C.P : Nous faisons partie de l'équipe de France de l'international pour chasser en meute. Le recrutement de conseillers, avec un objectif de parité, fait aussi partie de notre feuille de route. Bienvenue donc aux femmes et chefs d'entreprise ou cadres, tournés vers l'international, qui ont envie de servir et d'en aider d'autres ! Nous devons aussi diversifier la représentativité des secteurs d'activité. Dans un but d'élargissement, il nous faut par exemple trouver de nouveaux conseillers dans les nouvelles technologies, les biotechs, la cybersécurité. Nous devons élargir le cercle et gagner en visibilité auprès des réseaux influents.
Quelle est leur principale mission ?
J-C.P : Les conseillers ont quatre missions : donner un peu de temps et d'expertise, partager des expériences pratiques auprès d'étudiants en école de commerce, par exemple, mais aussi apporter du conseil aux pouvoirs publics et, c'est plus récent, promouvoir l'attractivité du territoire. Dans le cadre de la loi LME, ce sont des conseillers du commerce extérieur qui ont alerté les politiques sur les problèmes des délais de règlement. Il y a actuellement des attentes fortes concernant le Brexit.