L'accord a été rendu public le 22 septembre, en marge du SPACE, salon international des productions animales qui s'est tenu du 15 au 17 septembre au parc des expositions de Rennes, à Bruz. Ni le nombre de projets visés, ni la répartition des rôles entre les deux partenaires, ni les conditions financières proposées aux éleveurs ne sont précisés à ce stade. Le périmètre départemental n'est pas non plus arrêté.
Un nouveau partenariat agrivoltaïque pour le conseil en élevage
Constituée en association, EILYPS accompagne environ 3 000 éleveurs bovins et caprins en Bretagne et dans les Deux-Sèvres, depuis son siège de Pacé. La structure revendique 16 millions d'euros de chiffre d'affaires sur son site institutionnel, sans préciser l'exercice de référence. Sa forme juridique ne l'oblige pas à déposer ses comptes annuels. L'agrivoltaïsme n'est pas un terrain neuf pour elle. En effet, fin 2024, elle s'était déjà alliée au développeur solaire Samsolar et au conseiller d'élevage normand Littoral Normand, pour proposer aux exploitants des installations financées par un tiers. Sur son site institutionnel, l'association chiffre par ailleurs à 2 500 euros par hectare et par an le revenu complémentaire minimum garanti aux exploitants engagés dans un projet agrivoltaïque.
Sylvain Bouyer, directeur général d'EILYPS depuis juillet 2022, conditionne l'intérêt de ces projets à leur construction autour de l'activité agricole. « Notre rôle, chez EILYPS, est d'aider les éleveurs à prendre du recul, à mesurer les impacts et à faire des choix qui renforcent durablement leur exploitation », déclare-t-il dans le communiqué.
Un cadre régional qui privilégie les toitures
En Bretagne, TotalEnergies déclare exploiter environ 142 mégawatts de capacités renouvelables, dont 112 MW d'éolien répartis sur quinze parcs et 31 MW de photovoltaïque sur six centrales. La compagnie y revendique 751 emplois directs et 206 stations-service. Le groupe a structuré son activité agrivoltaïque en septembre 2023 en rachetant Ombrea, société aixoise devenue son centre d'expertise agri-énergies.
Le développement de la filière reste, lui, étroitement encadré. La loi d'accélération de la production d'énergies renouvelables de mars 2023, puis son décret d'application du 8 avril 2024, en ont fixé la définition juridique. La chambre d'agriculture de Bretagne, dans sa doctrine photovoltaïque de 2024, défend un déploiement mesuré, qui ne porte pas atteinte à la vocation agricole des terres et donne la priorité aux toitures.
Geoffroy d'Ussel, directeur agri-énergies de TotalEnergies Renouvelables France, justifie le choix d'EILYPS par son implantation auprès des éleveurs. « Les agri-énergies ne peuvent se développer durablement qu'en s'appuyant sur des partenaires agricoles reconnus et ancrés dans les territoires », précise-t-il dans le communiqué.