La start-up Eidō (8 collaborateurs, CA non communiqué), basée à Quint-Fonsegrives (Haute-Garonne), cabinet de conseil pour les créateurs d’entreprises, est sur le point de boucler sa levée de fonds d’amorçage auprès de business angels, d’un montant de 450 000 euros environ. Fondée en juillet 2024 par trois associés (Maxime Lalo, Hugo Groslambert et Corentin Aglaor), elle veut révolutionner l’accompagnement des entrepreneurs en prolongeant les formations qu’elle dispense en présentiel, façon bootcamps, par un suivi à distance au moyen d’un logiciel Saas.
Vision holistique de l’entreprise
« J’ai constaté, dans ma pratique professionnelle, un manque d’accompagnement sur le marché de la structuration d’entreprises, explique Maxime Lalo, 43 ans, président et actionnaire majoritaire d’Eidō, qui continue d’exercer par ailleurs en tant qu’avocat en droits des affaires. La structuration, ce n’est pas du juridique, de la comptabilité ou du contrôle de gestion : pour moi, c’est l’articulation entre la stratégie et l’opérationnel de l’entreprise. C’est qui on est, de là où on part et là où on veut aller, avec toutes les phases. C’est une vision holistique de l’entreprise. »
Les bootcamps, finançables par le CPF, sont organisés dans les bureaux d’Eidō. Chaque session regroupe quatre participants sur huit séances réparties en sept semaines. La formation repose sur une méthode que la start-up résume ainsi : « Objectifs > Étapes > Actions. » « Initialement, nous menions ces formations en individuel, précise le dirigeant, mais il manquait ce sentiment de devoir rendre des comptes à une équipe pour pouvoir réellement aller au bout de la démarche. La présence de plusieurs personnes favorise l’émulation collective. »
Une V2 de MyEidō
La première version du logiciel MyEidō, conçu en interne et développé en externe, sert de support de formation et d’outil structurant du projet. Il permet aux participants de suivre une méthode pas à pas, de construire leur stratégie, et de piloter leur entreprise dans la durée, tout en accédant à des ressources de formation. « Nous aidons les personnes qui ont une idée, un projet, mais qui ne savent pas comment faire pour le concrétiser, et qui ne se laissent pas séduire par la didactique actuelle des réseaux sociaux, selon laquelle il suffirait de se lancer pour gagner, détaille Maxime Lalo. Nous recevons aussi des dirigeants qui veulent remettre leur ouvrage sur le métier, souvent parce que leur activité plafonne et parce qu’ils ont envie d’anticiper la croissance. »
Forte croissance en 2027
Une deuxième version du logiciel va s’ouvrir au plus grand nombre d’ici un mois. « C’est un outil unique et innovant de gestion de projet adapté à l’entrepreneuriat », synthétise-t-il. Eidō, qui, après avoir noué des partenariats avec La French Tech Toulouse et Le Starter (by la Mêlée), vise "une forte croissance en 2027", va poursuivre sa marche en avant en lançant des bootcamps spécialement consacrées à la transmission d’entreprises, qui réuniront le cédant et le repreneur. Elle prévoit aussi de muscler son équipe en 2026, avec des développeurs et des commerciaux. Elle va enfin former des formateurs indépendants, deux d’entre eux étant déjà en cours d’intégration dans l’entreprise, notamment pour aller dispenser ses bootcamps dans les départements limitrophes de la Haute-Garonne.