Le géant français de l'énergie EDF réduit la voilure. « Le non-remplacement d'une partie des départs en retraite devrait conduire à une baisse des effectifs d'environ 6% entre 2017 et 2019, sans aucun licenciement », a annoncé le groupe dans un communiqué le 2 février suite à un comité central d'entreprise. Soit une fourchette de suppressions d'emplois comprise entre 3 257 et 5 107 au total d'ici à 2019, selon un communiqué de la Fédération Nationale Mines Energie (FNME) CGT.
Maîtrise des coûts
Par cette baisse des effectifs, EDF met en œuvre son plan stratégique Cap 2030, destiné à transformer l'industriel « pour accompagner les mutations du secteur de l’énergie et du numérique, et être le leader de la croissance bas carbone », indique-t-il. Avec, au programme, l'amélioration de la performance de l’entreprise en maîtrisant les coûts et l’évolution des effectifs.
Des recrutements en perspective
Pour faire avaler la pilule à ses salariés, l'énergéticien dit « mettre en place des mesures d’incitation au départ sur la base du volontariat (...) pour accompagner les collaborateurs en fin de carrière ». En parallèle, il assure qu'il recrutera « environ 1 500 salariés en 2017 et 1 000 salariés en 2018 », ingénieurs et techniciens spécialisés en ligne de mire. EDF compte 100 610 en France et y réalise 39,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires (sur 75 milliards dans le monde).