Le groupement régional de la coopération et de la Mutualité (GRCM) fête cette année ses 40 ans d'existence. Travailler en partenariat avec l'économie privée, faire face aux regroupements, aux concentrations, tout en préservant les valeurs de l'économie sociale et solidaire, tels sont les enjeux auxquels doivent s'adapter sa vingtaine d'adhérents. Avec 16.000 salariés et plus de 30Mds€ au total des bilans cumulés, les adhérents du GRCM (banques, mutuelles, coopératives) représentent la première force économique d'Alsace. Et parmi eux, Coop Alsace et le Crédit Mutuel sont respectivement les 2e et 3e plus gros employeurs de la région. Des chiffres qui font dire au président du GRCM, Bernard Ehrmann, que l'économie sociale a tout pour être une économie d'avenir: «entreprendre pour s'enrichir, ce leitmotiv n'est plus vrai aujourd'hui, surtout dans la période actuelle». À condition qu'elle parvienne à faire face aux enjeux qui vont gouverner ces prochaines années: restructurations et concentrations, très fortes au sein du milieu de l'assurance prévoyance, voire des banques, regroupement pour atteindre des tailles critiques et trouver des partenaires (comme récemment Coop Alsace et Leclerc) tout en préservant leur organisation interne propre et les valeurs qu'elles portent, et qui sont celles de l'économie sociale et solidaire.
Face à la crise, la vertu des modèles coopératifs et mutualistes est mise en exergue. Mais ces modèles doivent veiller à préserver leurs valeurs et spécificités.