Le groupement régional de la coopération et de la Mutualité (GRCM) fête cette année ses 40 ans d'existence. Travailler en partenariat avec l'économie privée, faire face aux regroupements, aux concentrations, tout en préservant les valeurs de l'économie sociale et solidaire, tels sont les enjeux auxquels doivent s'adapter sa vingtaine d'adhérents.
16.000 salariés
Avec 16.000 salariés et plus de 30Md€ au total des bilans cumulés, les adhérents du GRCM (banques, mutuelles, coopératives dans la consommation, l'agriculture, l'industrie, la formation et le logement) représentent la première force économique d'Alsace. Des chiffres qui font dire au président du GRCM, Bernard Ehrmann, que l'économie sociale a tout pour être une économie d'avenir: «entreprendre pour s'enrichir, ce leitmotiv n'est plus vrai aujourd'hui, surtout dans la période actuelle». Pour preuve: Coop Alsace et le Crédit Mutuel sont respectivement les 2e et 3e plus gros employeurs de la région. Ces entreprises pronant une économie plus "humaine" vont cependant devoir faire face aux enjeux de ces prochaines années: restructurations et concentrations, très fortes au sein du milieu de l'assurance prévoyance, voire des banques, regroupements pour atteindre des tailles critiques et trouver des partenaires (comme récemment Coop Alsace et Leclerc), tout en préservant leur organisation interne propre et les valeurs qu'elles portent.
Des enjeux cruciaux
Créé pour représenter les entreprises de production et de services constituées sous forme de coopératives et mutuelles, la mission du GRCM se cantonne aujourd'hui à un rôle d'observatoire des pratiques, en France et ailleurs en Europe, depuis la création de la Chambre régionale de l'économie sociale (Cres), en 2002.
En cette période de crise, la vertu des modèles coopératifs et mutualistes est mise en exergue. Mais face aux concentrations qui touchent certains secteurs, ils doivent veiller à préserver leurs valeurs et spécificités.