Économie régionale : Une sortie de crise progressive
# Conjoncture

Économie régionale : Une sortie de crise progressive

Conjonture 2010, année de transition et 2011, année de sortie de crise pour les entreprises régionales ? C'est en tout cas l'avis de la Banque de France Paca.

Le rebond n'est pas spectaculaire, mais il existe bel et bien. Après une année 2009 marquée par la crise, c'est une année 2010 «de transition» que vient de vivre l'économie régionale. C'est en tout cas l'analyse de la Banque de France, qui se base sur une enquête menée en janvier dernier auprès d'un échantillon représentatif de près de 1.000 entreprises du territoire. «Nous sortons progressivement de la crise, assure Bernard Benitez, secrétaire régional de la Banque de France. Le redressement est bien là, même si l'économie locale n'a pas encore comblé son retard pris durant la crise». Ainsi, la reprise est graduelle. Et surtout contrastée.




Retour de la croissance

En effet, si l'année 2010 a permis aux entreprises régionales de renouer avec une croissance positive en terme de chiffres d'affaires, les indicateurs relatifs à l'emploi restent eux plus pessimistes, de même que les dépenses d'investissements consentis restent modestes. Côté chiffre d'affaires, c'est l'industrie qui semble tirer son épingle du jeu, avec une hausse de 9%, boostée par un net développement du secteur à l'export, alors que les services marchands ne croissent que de 1,7% et que le secteur de la construction fait du surplace. Le niveau des programmes d'investissement, lui, reste plus inquiétant, puisque, s'il est en hausse de 3,3% dans l'industrie, il chute de près de 2% dans la construction et de 17% dans le tertiaire. Autre facteur d'inquiétude: la situation de l'emploi, toujours mauvaise en 2010.




Optimisme mesuré

C'est par conséquent avec un «optimisme mesuré» que le secrétaire régional de la Banque de France appréhende l'année 2011: «Les chefs d'entreprises interrogés anticipent une hausse de leur activité d'ampleur inégale selon les secteurs, même si le dynamisme est globalement plus important que l'année dernière». Ainsi, le secteur industriel pourrait connaître une croissance de près de 5%, ce qui lui permettrait de «rattraper le retard pris depuis 2009». Les services marchands, portés par le transport routier, l'informatique et l'ingénierie technique, progresseraient quant à eux de 4,3%. Enfin, côté construction, c'est à une hausse d'activité plus modeste - de l'ordre de 2,7% - qu'il faut s'attendre. Une hausse qui profiterait d'ailleurs principalement au gros-oeuvre. Au global, cette reprise progressive pourrait entraîner un accroissement net des dépenses d'investissement (jusqu'à+37% pour le tertiaire), mais aussi, dans une moindre mesure, une relative embellie sur le marché de l'emploi.

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