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Easy Cash veut doubler son nombre de magasins en six ans
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Easy Cash veut doubler son nombre de magasins en six ans

Le réseau de franchises Easy Cash, spécialisé dans l'achat et la vente d'objets d'occasion, devrait passer de 108 à 200 magasins en six ans, notamment avec l'ouverture de points de vente en centre-ville. Le site web doit également contribuer à la croissance de l'enseigne.

Le 108e magasin Easy Cash a ouvert ses portes à Blois, en décembre 2016. Sept points de vente ont été inaugurés l'année dernière, et dix ouvertures sont programmées pour 2017. Trois emplacements sont déjà signés, à Coulommiers (77), Saint-Quentin (02) et Rouen (76). « Six autres projets sont déjà bien avancés, annonce Joris Escot, Dg du réseau de franchises Easy Cash. Notre objectif est d'ouvrir dix magasins par an ». Une croissance d'autant plus enviable que dans le même temps, les fermetures demeurent très rares : trois en 16 ans.

Recentrage sur trois familles de produits

La plupart des magasins Easy Cash profitent d'environ 400 m² et proposent 20 000 références. Depuis 5 ans, l'enseigne a fait le choix de se recentrer sur trois familles de produits : les loisirs culturels (livres, CD, jeux vidéo, DVD...), la High-tech (téléphone, tablette, son...) et le luxe (bijoux, maroquinerie, montres, lunettes...). Exit les produits de décoration, le gros électroménager et les instruments de musique. « Notre volonté est d'être référent sur nos trois familles de produits dans l'univers de l'occasion », explique Joris Escot. Depuis cinq ans, Easy Cash est également présent dans les centres-villes, avec un format plus petit (80 à 150 m²). Des points de vente ont ouvert à Orléans, Saint-Germain-en-Laye, La Rochelle, Rennes et Lyon. Le siège social est basé à Mérignac et fonctionne avec une équipe de 25 personnes.

Ouverture de succursales

Easy Cash compte 103 magasins franchisés pour 70 franchisés. Et a fait récemment le choix d'ouvrir des succursales, à Mont-de-Marsan (40), Agen (47), Montévrain (77), Troyes (10) et Soissons (02). « Nous arbitrons en faveur d'une succursale quand il faut se positionner rapidement sur un emplacement premium, déclare Joris Escot. Notre partenaire immobilier, Dugué, identifie des sites sur lesquels il faut signer deux ans avant une ouverture, sans avoir le franchisé. Nous choisissons alors de nous lancer sans candidat, quitte à céder le magasin quand un franchisé se présentera ». Le droit d'entrée dans le réseau s'élève à 35 000 euros, et permet d'accéder à la marque, de profiter d'une formation de quatre mois et d'être épaulé pour les travaux. Une fois le magasin ouvert, la redevance sur chiffre d'affaires s'établit à 2,2 %. « La plupart du temps, l'équilibre est atteint après un ou deux ans, déclare le Dg. Chaque magasin dégage en moyenne 1,4 millions d'euros de chiffre d'affaires et un résultat net de 4 à 6 % ». Le chiffre d'affaires consolidé du réseau a atteint 150,2 millions d'euros en 2016, en croissance de 6,5 % à périmètre constant, et même de 10,4 % en prenant en compte les ouvertures.

Développer l'offre sur le web

Trois axes stratégiques ont été identifiés afin de poursuivre le développement de l'enseigne : le digital, les produits et les magasins. Plus de 600.000 produits sont aujourd'hui proposés sur le site web d'Easy Cash. La « market place » lancée il y a trois ans a enregistré 3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016, et devrait doubler ses revenus en 2017. 40 000 visiteurs uniques se sont rendus sur le site www.easycash.fr en décembre dernier, pour passés 350 commandes par jour. Le panier moyen atteint 100 euros. « Notre force est de disposer d'un outil de cotation très performant et de proposer des tarifs d'achat plus élevés que la concurrence en ligne », déclare Joris Escot. Son entreprise lance au premier semestre une expérimentation avec La Poste, afin de faciliter le service aux internautes. Ceux-ci pourront déposer dans leur boîte aux lettres leur téléphone et le facteur se chargera de l'expédier chez Easy Cash. Le directeur général de l'enseigne se dit également convaincu qu'Easy Cash dispose d'un potentiel important sur la vente de livres d'occasions en ligne. La base qui permet de référencer tous les ouvrages est en cours de constitution.

Lutte contre la contrefaçon

Dans les magasins également, les livres devraient occuper une place plus importante à l'avenir. Mais c'est dans le secteur de la maroquinerie que le Dg place le plus d'espoir : « Pour devenir référent, il faut faire une promesse à nos clients : les produits que vous achetez chez nous ne sont pas des contrefaçons. Nous avons donc mis en place un système de certification externe, uniquement pour les sacs pour l'instant. Et dans tous les cas, nous assurons le produit en cas d'erreur de notre part ».

Ouvrir des magasins à Paris

Les ouvertures de magasins se poursuivront dans les prochaines années. « Nous en avions 46 en 2010, nous en avons 108 aujourd'hui, nous en aurons 200 dans six ans, affirme Joris Escot. Nous avons même le potentiel pour exploiter 200 magasins de périphérie et 50 magasins de centre-ville. Nous sommes absents de Paris actuellement, alors que nous pourrions avoir 20 points de vente dans la capitale ».

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