Tom Enders, futur patron d'EADS à compter de juin prochain, réussira-t-il à faire de Toulouse le centre de gravité du groupe? Si, pour l'heure, la maison-mère d'Airbus ne dément ni ne confirme l'information, l'hypothèse d'un transfert de siège reçoit en tout cas la bénédiction des institutions toulousaines. «Si, pour une meilleure rationalisation de l'organisation du groupe, l'annonce prêtée à Tom Enders devait être confirmée, ce serait évidemment une excellente nouvelle», a réagi Martin Malvy le 9 février. Le même jour, Pierre Cohen a salué un choix qui «s'il se confirme, est celui d'une plus grande cohérence.» Mais, au fait, qu'en pensent nos voisins allemands? Le 15 février, la Süddeutsche Zeitung, l'un des principaux quotidiens allemands, titrait: «Le déménagement de la centrale EADS provoque une crise en Bavière.» Dans ce même article, on apprenait que la décision de Tom Enders avait déclenché la colère du ministre-président bavarois Horst Seehofer et du ministre de l'économie Martin Zeil, ce dernier allant jusqu'à accuser EADS d'avoir «trompé l'État de Bavière». De quoi modérer l'enthousiasme toulousain? @email
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