E-Cat va déménager. Installé à Landivisiau, en bordure de voie express, le fournisseur de systèmes automatisés pour les producteurs avicoles devrait disposer d'un nouveau siège quelques centaines de mètres plus loin dans la zone du Vern. Le projet architectural est en cours, tout comme le financement. Le bâtiment de 2.500m² sera érigé au plus tard en juin2010. «Nous sommes actuellement à l'étroit (N.D.L.R: 600m² à Landivisiau plus un atelier à Plouvorn). Cette construction nous donnerait du confort et permettrait de rassembler toutes les activités en un même lieu, tout en se préservant une possibilité d'extension», explique Ephrem Adjanohoun, le président d'E-Cat. Le docteur vétérinaire, titulaire d'un MBA, a repris l'activité couvoirs de Breuil en 2006 avec Serge Vandermeersch et six anciens salariés. Aujourd'hui, E-Cat compte onze actionnaires, dont neuf salariés. Après deux exercices, E-Cat a gagné ses galons auprès des industriels mondiaux de la production avicole. La PME finistérienne exporte 85% de ses process automatisés dans 23 pays. Les États-Unis et le Brésil vont suivre prochainement.
Environ 1M€ en R & D
Les Français Doux, Goasduff, Grelier-Perrot, Josset, les Britanniques Sunvalley et PD Hook ou encore, CP-Charoen, le numéro un Asiatique de la production animale, lui ont ainsi confié la fabrication de leurs couvoirs. «Dès le départ, nous avons beaucoup prospecté en développant rapidement un réseau commercial à l'international et en participant à de nombreux salons. Nous étions sous-estimés, il fallait être présent. Nous avons également complété notre gamme en affinant notre conception des outils.» Le dirigeant d'E-Cat affirme investir chaque année environ 25% du chiffre d'affaires en recherche et développement, soit plus d'un million d'euros. La vaccination par injection dans l'oeuf a été améliorée tout comme le mirage laser (détection de la présence d'un embryon dans l'oeuf). Pour ces deux technologies, des produits sont actuellement en cours de commercialisation. Des nouvelles machines automatisées destinées aux couvoirs, pour les lignes poussins et le transfert des oeufs, sont aussi inscrites au catalogue. Enfin, un prototype de sexage automatisé devrait voir le jour au début de l'année prochaine.
Partenariats pharmaceutiques
Face à ses concurrents hollandais, canadiens ou américains, E-Cat se définit comme le seul acteur à proposer une gamme complète dans l'automatisme, allant du couvoir traditionnel au mirage. Ainsi, une nouvelle machine à mirer permettant de détecter la vie de la mort d'un embryon, à usage des laboratoires pharmaceutiques, a été développée. «Il ne faut pas théoriser notre développement. Dans un premier temps, l'objectif est de lisser notre activité traditionnelle. Mais en cas de croissance supplémentaire, celle-ci proviendra naturellement de partenariats pour le développement de produits sophistiqués», confirmeEphrem Adjanohoun. Des collaborations industrielles, avec notamment des laboratoires pharmaceutiques, devraient être officialisées prochainement.
En deux ans d'activité, E-Cat a déjà doublé son chiffre d'affaires. À Landivisiau, le spécialiste de la fabrication de couvoirs prévoit de construire un nouveau bâtiment pour accompagner sa croissance.