Du rififi chez les avionneurs

Du rififi chez les avionneurs

Il n'y a pas que les gros avions à réacteurs qui se vendent bien. Les avions à hélices également. ATR, après une excellente année 2013 et une montée en cadence continue, rêve d'un appareil à 90 places qui investirait un segment du marché non encore occupé par les turbopropulseurs. « Les clients nous le demandent, se désole le porte-parole d'ATR. Nous avons estimé ces besoins à 1.300 avions sur 20 ans. » Et comme Airbus (actionnaire à 50/50 avec Finmeccanica) refuse ce programme, arguant d'un manque de disponibilité de son bureau d'études (pourtant moins mobilisé aujourd'hui que sur la dernière décennie qui a vu décoller de nouveaux appareils...), le patron d'ATR, Filippo Bagnato, évoque la possibilité de transformer le GIE actuel en société anonyme. « C'est une option envisagée, confirme le porte-parole d'ATR. Mais cela n'empêcherait pas l'obligation d'avoir le feu vert de nos actionnaires pour lancer un nouvel avion nécessitant 1,5 milliard de dollars d'investissements... » Face à ce manque d'intérêt certain de la part d'Airbus, l'actionnaire italien trépigne, envisageant même de proposer à son homologue l'entrée d'un autre partenaire pour partager les coûts de développement de "l'ATR 92". Les équipes d'ATR, elles, suivent le feuilleton... en espérant que les concurrents chinois, indiens ou canadiens, ne prennent pas trop d'avance.

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