Philippe Masson,
Dg de Bordeaux Port Atlantique
Le Port de Bordeaux a sélectionné la société Europorte pour l'exploitation du terminal du Verdon. Pourquoi ce choix ?
L'enjeu est de faire du Verdon un avant-port efficace, et Europorte, filiale fret ferroviaire du groupe Eurotunnel, partage cette ambition. Nous avons étudié quatre dossiers et nous avons regardé quelle était la solution globale la plus fiable. Il ne s'agit pas que de remettre en marche les outillages, il faut également créer une navette ferroviaire en pré et post-acheminement.
Quand les outillages seront-ils à nouveau opérationnels ?
Deux nouveaux portiques et une nouvelle grue doivent être installés. Mais la fabrication de portiques nécessite plus d'un an. Nous sommes donc en discussion pour démarrer avec des grues, qui apportent un rendement faible, mais qui peuvent être installées rapidement. La solution sera complètement opérationnelle début 2016 et nécessitera plusieurs dizaines de millions d'euros d'investissements.
Quelle est votre ambition ?
Nous souhaitons doubler le trafic de conteneurs à 5 ans, pour atteindre 120.000 unités par an. Pour information, 1.000 conteneurs entrent et sortent du grand Sud-Ouest chaque jour, soit 360.000 par an. Nous souhaitons donc en récupérer un tiers.
- TROIS QUESTIONS