À quelques pas de l'Auberge de la Klauss, restaurant connu et reconnu au Pays des Trois frontières, une grue a pris place depuis quelques semaines. Cette fois-ci, ce n'est pas Charles Keff qui dirige le chantier mais c'est son fils, Alexandre. À 33 ans, le jeune homme concrétise un rêve qui lui tient à coeur depuis de nombreuses années, construire un hôtel. Et pas n'importe lequel: Le Domaine de la Klauss, un hôtel 4 étoiles avec spa et piscine. Si les premiers coups de pioche ont été donnés en mai, l'achèvement des travaux est quant à lui programmé pour la fin 2014. «Il m'a fallu environ trois ans pour dessiner le projet et boucler son financement. Avec la crise, même en disposant de garanties, les banques sont frileuses», explique Alexandre Keff qui investit près de 2,5M€ dans ce projet audacieux.
La clientèle étrangère visée
Un projet qui prévoit 25chambres allant de 26 à plus de 50m² avec un accès à une salle de fitness sur deux niveaux, un spa de 800m² et une piscine. Dans le secteur, côté français, Le Domaine de la Klauss est le seul établissement de ce type. «Il y a un véritable manque d'offres hôtelières alors qu'une demande existe.» La clientèle visée est essentiellement étrangère. «À l'Auberge, nous comptons parmi nos clients près de 60% d'étrangers. Chaque jour, nous avons entre 3 et 7 nationalités différentes», prècise Charles Keff.
Un spa dédié à la vinothérapie
Positionné sur du haut de gamme, Le Domaine de la Klauss s'adresse également à une clientèle d'entreprises. «Nous avons prévu une salle de séminaire d'une capacité d'accueil de 50 places», indique Alexandre Keff qui prévoit d'embaucher 4 à 5 personnes pour l'hôtel et 2 à 3 personnes pour le Spa. Un Spa dédié à la vinothérapie. «Nous sommes actuellement en pourparlers avec une grande maison de cosmétiques française spécialisée en vinothérapie avec laquelle j'espère pouvoir travailler. L'offre serait alors unique dans la région.» Dessiné dans le même esprit que l'Auberge de la Klauss, l'hôtel fait la part belle au bois et à la pierre. Pierre qui vient en partie de la petite carrière ouverte sur le terrain. Construit de manière traditionnelle avec des murs pouvant aller jusqu'à 1m d'épaisseur, le projet n'aurait pu voir le jour sans que soit menée une véritable chasse aux dépenses. «Le même projet confié à entreprise pour un résultat clé en main, nous aurait coûté près de 5M€. Ce n'était pas envisageable», explique Alexandre Keff qui n'hésite pas à enfiler le bleu de chantier et à mettre la main à la pâte lorsque son emploi du temps le lui permet.
Domaine de la Klauss
(Montenach) Dirigeant: Alexandre Keff