Avec 248 points de ventes et 1.200 salariés, Mobalpa veut continuer à croître en maillant mieux le territoire. C'est pourquoi l'enseigne vient d'annoncer l'ouverture de 18 nouveaux magasins, avec le recrutement de 300 personnes d'ici fin 2017, toutes en CDI. « Cela fait deux ans que nous réalisons 18 ouvertures annuelles, contre une dizaine auparavant », rapporte Laure Bayet, responsable du recrutement. En cause ? « Le marché de la cuisine affiche une croissance de 3,5 % en moyenne, tiré par l'immobilier et le marché de la construction », analyse Philippe Croset, directeur de l'enseigne Mobalpa, qui enregistre 4,5 % de croissance. L'enseigne recherche à la fois des cadres qui souhaitent créer leur entreprise, mais aussi des managers et des vendeurs. « Le critère pour les gérants, c'est d'avoir un apport minimum de 80 000 euros. Nous ne demandons pas de droit d'entrée », affirme Philippe Croset, qui estime que la rentabilité est attendue au bout de trois ans d'activité. La région parisienne, le nord de la France, la Bretagne, ainsi qu'un certain nombre de villes moyennes font partie des priorités du réseau. « Nous raisonnons non pas en nombre d'habitants, mais de logements, en prenant en compte le potentiel de propriétaires ».
Un modèle de concessions
Depuis ses débuts, le réseau Mobalpa s'est construit autour d'un modèle particulier : « Nous n'avons que 12 succursales sur 248 magasins », affirme Philippe Croset, qui rappelle que la concession s'apparente à un modèle de franchise. Un choix lié à une volonté de proximité. « Nous nous positionnons comme distributeur, avec l'idée qu'il n'y a de rien de mieux que d'avoir des magasins en propre pour connaitre ce métier », confie-t-il. Partie à l'origine d'un métier de cuisiniste en 1948, la marque Mobalpa s'est d'abord vendue au sein de magasins multimarques, avant qu'un réseau de distribution dédié ne voie le jour dans les années 1980. « Le P-dg du groupe Fournier avait senti que le marché de la cuisine évoluait vers un marché de spécialistes », justifie le directeur de l'enseigne. Face à un univers demeurant très concurrentiel (acteurs du bricolage, de la GSB, de la cuisine...), Mobalpa mise sur sa capacité à faire du sur-mesure et à s'adresser à l'ensemble des pièces de la maison pour se démarquer. Positionnée dans le segment du moyen à haut de gamme, l'enseigne joue un rôle clé au sein du groupe Fournier, qui couvre aussi le secteur de l'entrée de gamme avec son enseigne, So Cooc.
Vers de nouveaux marchés
« Le groupe Fournier nous apporte une force de frappe, des compétences dans la création des produits, ainsi que des synergies industrielles et informatiques car ces fonctions sont en partie partagées », estime Philippe Croset. Il cite en exemple le partage des moyens de production à Thônes, ainsi que l'utilisation conjointe de logiciels de gestion entre les différentes enseignes du groupe. « Tout l'assemblage, la découpe et les finitions se font à Thônes. Pour rester compétitif, il faut faire des volumes : en cela, la taille du groupe était un élément important ». Après la fourniture de mobilier pour les salles de bain et les cuisines, Mobalpa a décidé de se tourner, comme son cousin So Cooc, vers un autre segment : celui des rangements sur-mesure (dressing, placards). « Si la croissance est portée par le rangement et la cuisine, cette dernière pèse encore plus de la moitié de nos ventes », glisse Philippe Croset. Le réseau approche également l'export, avec une centaine de pays desservis, mais selon une stratégie qui lui est propre : « Il existe des pays (Royaume-Uni, Belgique, Norvège,...) dans lesquels nous adaptons la même stratégie qu'en France, en y allant comme franchiseurs, et d'autres où l'on opère via des magasins multimarques », note-t-il. Bien qu'en croissance, les ventes à l'étranger restent encore un axe à développer, puisqu'elles représentent « moins de 10 % ».