Cette procédure, amiable et confidentielle (seuls les requérants et les personnes concernées en auront connaissance), permet d'assister le chef d'entreprise dans la négociation d'un accord avec ses principaux créanciers. L'idée est d'obtenir des rééchelonnements de créances et de renégocier les conditions d'exigibilité. Le mandataire ad hoc, désigné par le président du tribunal de commerce ou de grande instance, est également amené à résoudre toutes sortes de difficultés. Il peut, par exemple, assister le débiteur pour rechercher des investisseurs nouveaux et donc des fonds nouveaux, ou l'aider à mettre en place une restructuration juridique. En effet, il appartient à l'entreprise de définir ses besoins. Ceux-ci sont à préciser dans la requête rédigée au président du tribunal par le débiteur. Quelles que soient les missions dont le mandataire est investi, le dirigeant n'est pas dessaisi de ses pouvoirs de gestion et de direction. Il demeure ainsi à la tête de son entreprise.
Lorsqu'une entreprise connaît d'importantes difficultés, notamment financières, elle peut, avant d'en arriver à la cessation de paiements, passer par une étape intermédiaire: demander la désignation d'un mandataire ad hoc.