Développement.Apprendreune langue en dirigeant sa PME

Développement.Apprendreune langue en dirigeant sa PME

La maîtrise d'une langue étrangère est souvent un facteur non-négligeable dans l'obtention de marchés à l'international. Pourtant, persuadés de manquer de temps ou de financements, trop de dirigeants d'entreprise se passent de cette carte maîtresse et privent leurs entreprises de contrats juteux. Ne faites plus comme eux ! Dossier réalisé par Gilles Cayuela

Rater un contrat à l'international à cause d'un anglais approximatif ou d'une méconnaissance de la langue de son potentiel partenaire, ça n'est pas si rare que cela. « Faute de disposer de compétences linguistiques suffisantes, de nombreuses entreprises françaises de taille moyenne ont du mal à appréhender les marchés internationaux et leurs spécificités », témoigne Damien Augier, manager France de Boa Lingua, spécialiste de la formation linguistique en immersion à l'étranger. Un diagnostic qui explique en partie pourquoi seulement un tiers de nos PME vend aujourd'hui ses produits ou services à l'étranger. Mais certains chiffres sont encore plus frappants : selon une étude publiée par le centre national des langues britanniques, 11 % des PME européennes ont déjà perdu un marché à l'export faute de compétences linguistiques à la hauteur.




Des pertes colossales

L'enquête estime ainsi que la perte moyenne liée à ces échecs se monte, sur une période de trois ans, à 325.000 €. Au total, le manque à gagner pour l'économie communautaire serait ainsi de 100 milliards d'euros par an !Pourtant, alors que l'établissement de relations commerciales avec les pays dynamiques est une solution pertinente pour faire barrage à la crise, beaucoup de dirigeants rechignent encore à apprendre une langue et à se doter ainsi d'une carte maîtresse dans la conquête des marchés étrangers. Avec les fameux « Trop cher », « Trop long », « Je n'aurais jamais le temps » ou « Ce n'est plus pour moi » brandis comme mots d'excuse.Dommage ! Car apprendre une langue n'est pas si compliqué, et si long, que cela. « 60 % des dirigeants qui viennent nous voir ont un niveau bac en anglais. C'est insuffisant pour amener une dimension commerciale. Mais en partant de ce niveau, on peut être capable de présenter efficacement son entreprise à l'étranger après seulement quelques semaines de formation » poursuit Damien Augier.

Quant à l'obstacle du financement, il existe des solutions, souvent méconnues des chefs d'entreprises, de financement des formations en langues.Bref, il n'existe finalement que peu de raison de ne pas se mettre à l'anglais... et à d'autres langues. Car

l'Allemand, le Russe, le Mandarin ou l'Arabe ont le vent en poupe. Alors qu'attendez-vous pour vous y mettre ? Par laquelle allez-vous commencer ?