Le monde patronal bordelais est unanime : la congestion sur la rocade représente la priorité à laquelle devra s'atteler le futur maire de Bordeaux (Voir page 6). Au mieux, il faudra pourtant patienter jusqu'en 2020 pour circuler sur un axe à 2x3 voies. Le chantier, devrait coûter 220 millions d'euros à l'Etat et à la Cub. Alors que ce projet, attendu depuis des décennies, a été lancé l'été dernier, un autre vient d'aboutir beaucoup plus rapidement : la construction d'une autoroute ferroviaire entre Tarnos (40) et Dourges (62). Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, souhaite que la mise en service se fasse dès 2016. Et alloue au chantier une enveloppe de 400 millions d'euros ! Louable intention que de mettre sur des trains les camions qui encombrent nos routes. Mais en ces temps de restriction budgétaire, ne faudrait-il pas également se poser la question de l'efficacité ? En 2012, la Cour des comptes avait évoqué ses « interrogations » au sujet du projet de nouvelle autoroute ferroviaire, et souligné le manque de viabilité des expériences déjà menées. La nouvelle ligne « permettra de reporter 85.000 poids lourds par an de la route vers le rail », précise le ministère des Transports. Une estimation bien optimiste quand on connaît le trafic de la première autoroute ferroviaire, qui relie Bettembourg (Luxembourg) à Perpignan (66) : 55.000 poids lourds après 6 ans d'exploitation. Et une goutte d'eau au regard du trafic à la frontière de Biriatou : plus de 3 millions de poids lourds par @email :@YannBuanec
- LE BILLET