Avec 83 000 salariés, les TPE du bâtiment représentent 7,1 % de l’emploi salarié des Pays de la Loire. Selon l’enquête annuelle, menée par la CAPEB Pays de la Loire auprès de 1 000 entreprises artisanales du bâtiment dans la région, ces dernières ont finalement plus recruté qu’elles ne l’avaient envisagé l’année précédente.
Pour autant, les délais de recrutement restent longs, le nombre de candidatures reste insuffisant et le manque de profils déjà formés continue de freiner les embauches. Le délai moyen de recrutement s’est allongé à plus de six mois. Et, comme en 2025, plus de 20 % des entreprises n’ont pas réussi à pourvoir tous leurs postes.
Confrontées à ces difficultés de recrutement, les TPE artisanales font preuve de pragmatisme. Elles adaptent leur organisation, en répartissant différemment le travail, en reportant ou refusant certains chantiers ou encore en recourant à la sous-traitance. Elles ajustent ensuite le niveau d’expérience attendu ou les missions confiées pour intégrer un candidat peu expérimenté mais motivé. Ainsi, 65 % des entreprises ayant recruté déclarent avoir adapté le profil du poste et 36 % avoir formé complètement ou partiellement le salarié recruté.
Concernant l’activité, elle se tasse pour une entreprise sur trois, la surcharge concernant principalement les entreprises du gros œuvre.
500 postes d’ores et déjà à pourvoir
Pour 2026, sur les seuls répondants à l’enquête, près de 500 postes hors apprentissage sont d’ores et déjà à pourvoir dans la région.
Si les recrutements portent majoritairement sur des salariés immédiatement opérationnels, 30 % des entreprises se disent prêtes à recruter des candidats à former après l’embauche. Les besoins se concentrent, notamment, sur les métiers de plombier-chauffagiste, maçon, menuisier-charpentier et couvreur. 60 % des entreprises qui recrutent proposent au moins un contrat en CDI.
Dans un contexte moins favorable, les entreprises artisanales continuent à investir dans l’apprentissage, avec 340 postes disponibles recensés. L’apprentissage représente 41 % des contrats proposés, soit une hausse de 6 points par rapport à 2025. Près d’une entreprise sur deux envisage — ou se pose la question — de recruter un ou plusieurs apprentis pour la rentrée 2026-2027. 10 % ont déjà trouvé leur candidat.