Le 1er janvier 2023 est encore loin. Mais les salariés de Veolia, qui vont passer dans le giron de la future régie publique pour la gestion de l’eau du Grand Lyon, fourbissent leurs armes. Vendredi 18 juin, une partie des 250 salariés Veolia concernés étaient en grève vendredi 18 juin.
Accord sur la méthode
Ils ont manifesté rue du Lac (Lyon 3°), devant le siège de la collectivité. "Aujourd’hui 97 % des 250 salariés concernés sont en grève et nous exprimons notre mécontentement devant le manque d’engagement de l’exécutif politique qui refuse de s’engager à reprendre tous nos acquis sociaux, fait savoir Jérôme Gareche délégué syndical CFDT de la région Centre-Est. Cette régie est aujourd’hui une coquille vide dans laquelle il faut mettre des accords. Or, nous négocions un accord de substitution et d’harmonisation depuis 6 mois et cela s’éternise. Nous voulons un engagement politique reprenant autant voire mieux que nos conditions sociales actuelles".
18 mois pour négocier
De leur côté, Zémorda Khelifi, vice-présidente déléguée aux ressources humaines et Anne Grosperrin, vice-présidente déléguée à l’eau et à l’assainissement font savoir par communiqué qu’un "accord sur la méthode doit être établi avant le 13 juillet pour clarifier les modalités de fonctionnement". Objectifs, "tous les salariés devront être soumis aux mêmes règles de gestion RH", indique la collectivité. Ce point de méthode doit ensuite déboucher sur un accord de substitution et d’harmonisation pendant les 18 prochains mois pour ensuite négocier les futurs accords qui seront applicables dans la régie. Laquelle, déjà constituée, n’a "pour l’instant ni directeur ni DRH".
Par ailleurs une quarantaine d’agents de la Métropole, qui passeront eux aussi dans le giron de cette nouvelle régie, avaient quant à eux levé leur préavis de grève.