Des négociations dures

Des négociations dures

Le 10juin, les 47 manutentionnaires employés auparavant par le GPMB ont rejoint la société de manutention Bordeaux Atlantique Terminal (BAT), présidée par l'actionnaire principal Sea Invest. Ce transfert au privé prévu dans le cadre de la réforme portuaire, pour rendre ce secteur plus rentable et donner l'unicité de commandement aux seuls manutentionnaires, n'a rien eu d'un long fleuve tranquille. Des grèves ont débuté sur fond de réforme des retraites, s'intensifiant début 2011 sur la question de la prise en compte de la pénibilité. Une fois un accord trouvé à la mi-avril, des discussions sur l'organisation du travail entre BAT et les syndicalistes ont suivi jusqu'à fin mai. Coup de théâtre, début juin. Des désaccords éclatent entre BAT et le GPMB. Durant une semaine, ce dernier refuse de prolonger le délai des négociations, stoppant le trafic portuaire manutentionné; l'outillage appartenant déjà à BAT et les salariés toujours au port de Bordeaux. Cette situation dénoncée par la communauté portuaire comme «délirante» engendre la reprise des discussions au niveau parisien, le port s'engageant, au final, auprès de BAT, à assurer la réparation des grues défectueuse du Verdon et à compenser les éventuels surcoûts en cas de suppression du régime spécial de sécurité sociale dont bénéficient les 47 salariés.