Devant n'importe quel auditoire, grand ou petit, il est impératif de maîtriser son corps et d'éviter que des gestes inutiles ou inappropriés viennent parasiter votre discours. «La congruence est une donnée primordiale. Le simple fait d'être en accord avec ce que l'on dit renforce ce pouvoir de conviction. Dire oui en secouant la tête de droite à gauche par exemple vient contredire les propos précédents», explique Frédéric Langourieux, expert en communication et langage non verbal.
Bannir les gestes fermés
En tant que dirigeant, il est souhaitable de privilégier une gestuelle ouverte et bannir les gestes fermés tels les bras croisés dans le dos ou bien menaçant comme ce doigt pointeur et accusateur. «Adopter le stéréotype d'une gestuelle papale qui présente des mains ouvertes peut être une bonne chose», note Jean-Claude Martin, auteur de «Cinq minutes pour convaincre» et «Comment avoir le dernier mot». Et ce dernier d'ajouter: «On pioche tous dans plusieurs registres de langage corporel. Et s'il n'existe pas de gestuelle pour chaque prise de parole au sein de l'entreprise comme à l'extérieur, il est important de maîtriser ses gestes pour coller au plus près du discours. Mais un dirigeant doit avant tout et surtout retrouver sa propre gestuelle». Il ne faut pas oublier également que vos gestes doivent être proportionnels à la taille de l'assemblée devant laquelle vous vous exprimez.