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De la Côte d’Azur à Paris, iPepper facilite l’IA pour les entreprises
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De la Côte d’Azur à Paris, iPepper facilite l’IA pour les entreprises

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iPepper se présente comme un expert de la data-ia : il facilite la vie et la croissance des entreprises en valorisant leurs données et en intégrant de l’intelligence artificielle dans leur process. Fondé et installé à Sophia Antipolis, il vient d’ouvrir son cinquième site français à Paris.

Arnaud Pinte est le président de iPepper dont le siège social se trouve à Sophia Antipolis — Photo : Olivia Oreggia

Tout est allé très vite pour iPepper. L’entreprise installée au Village by CA à Sophia Antipolis, aide PME, ETI, start-up ou grands comptes à valoriser leurs données et intégrer des solutions, sur mesure, d’intelligence artificielle pour faciliter leur utilisation. Des IA de surcroît responsables, le moins consommatrices possibles en énergie.

"Notre rôle premier est d’être un facilitateur, résume Arnaud Pinte, président et fondateur de iPepper. Des entreprises qui n’utilisaient pas leurs données peuvent, grâce à nous, créer un nouveau business model. Et quelques semaines seulement sont nécessaires pour déployer l’IA." Exemple avec Arfitec, groupe grassois qui développe des solutions d’humidification et de nébulisation pour gérer au mieux les rayons frais des magasins. "Nous avons pu leur proposer de l’analyse prédictive pour leur permettre d’utiliser plus ou moins d’eau, en fonction de la température ou de l’hygrométrie, de façon à réduire le taux de déchets du client final de 4 % à 1 % des produits frais."

Des références clients

Trois ans seulement après sa création, iPepper devrait clôturer 2024 à 6 millions d’euros de chiffre d’affaires (contre 4 millions d’euros l’an dernier) et regroupe 80 collaborateurs sur cinq sites : Sophia Antipolis, Aix-en-Provence, Nantes, Lyon et désormais Paris. Avant de s’installer dans la capitale, où évolue une équipe de 5 personnes, "il fallait être significatif, avoir une histoire à raconter, précise le dirigeant. Trois ans d’existence, c’est court, mais nous avons désormais des références, soit une trentaine de clients bien établis qui nous ont renouvelé leur confiance à 100 % en début d’année. Et puis contrairement à nos confrères, nous avons les compétences en interne, des experts qui travaillent à façon pour les clients." Des clients aux profils variés, de l’industriel grassois Robertet au spécialiste du voyage d’affaires et éditeur de logiciel Travel Planet en passant par Vinci Autoroutes ou la start-up My Talents.

10 millions d’euros

iPepper compte boucler une première acquisition courant 2025, également à Paris. Les négociations sont en cours, avec le soutien du programme Boost Côte d’Azur de l’UPE06 avec l’IRCE dédié à la croissance externe, qui permet un financement en equity, jusqu’à un million d’euros.
Ensuite, ce sera logiquement le nord de l’Europe d’ici deux ou trois ans, la Belgique et le Luxembourg, avant d’attaquer l’Allemagne, "un marché vraiment très intéressant dans nos métiers. Il faudra aussi passer par une acquisition. Cela devrait valoir le coup."

En 2025 toujours, l’entreprise devrait finaliser une levée de fonds de près de 500 000 euros pour lui permettre de commercialiser, en mode Saas, l’une de ses solutions d’IA dédiée à la gestion des compétences.

Intelligence collective

Arnaud Pinte confie avoir fait sa crise de la cinquantaine. Une crise productive puisqu’elle a accouché d’iPepper. "J’ai créé une boîte de seniors et je l’ai structurée dès le départ pour la croissance, en faisant venir des gens expérimentés capables de gérer une entreprise de 1 000 personnes." Le dirigeant voulait surtout "se faire plaisir, avec une organisation horizontale où l’intelligence collective rayonne." Après des années au sein d’un groupe de 3 000 salariés en France, "où les gens étaient des bâtons dans un tableau Excel", il avait besoin de "retrouver le plaisir des équipes et de l’humain dans une société où l’on est bien et qui fait du bien. Jusqu’à 200 collaborateurs, on connaît tout le monde." Ici, les salariés choisissent leur type de contrat de travail, en CDI, free-lance ou portage salarial, ils choisissent où ils souhaitent travailler et pour quelle mission et quel client. Un pari visiblement gagné : le turn-over ne dépasse pas les 3 %, une gageure dans ce secteur, et le chiffre d’affaires devrait atteindre les 10 millions d’euros dès 2025.

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