Depuis juillet dernier, DCNS a un nouveau patron, Hervé Guillou. Celui-ci a d'ores et déjà annoncé un prochain plan d'économies ainsi qu'un nouveau plan stratégique pour mi 2015. Quelles conséquences pour un site comme Brest ? Pour l'instant, trop tôt pour le dire. Mais déjà, le nouveau P-dg l'a dit : il veut être plus performant à l'international et améliorer les process pour notamment réduire les délais. « Dans un groupe, le but est toujours d'augmenter la rentabilité et la performance », indique Paul-Philippe Gilles, responsable marketing de la division Services, présent au salon Euronaval. En attendant, le site de Brest poursuit ses activités, surtout tournées autour du maintien en conditions opérationnelles (MCO) de navires. L'activité emploie environ 2.000 salariés sur les 2.900 présents à Brest. Tour d'horizon des programmes en cours.
Programme Fremm
C'est mi octobre qu'est arrivée la frégate Fremm Aquitaine à Brest pour son premier arrêt technique. Cet arrêt de plusieurs semaines s'inscrit dans le cadre du programme de MCO des Fremm actuellement toujours en construction à Lorient. L'Aquitaine, la première de la série, a été livrée à la Marine nationale fin 2012. Le programme MCO Fremm doit monter en puissance, au premier trimestre 2015, avec le début du cycle de soutien pour trois frégates dont deux à Brest et une à Toulon, une fois les bâtiments Normandie et Provence livrés. Le contrat de 12 Fremm, qui court jusqu'en 2018 est essentiel pour DCNS Brest et Toulon car il permet de remplir le plan charge de façon régulière.
Adaptation des sous-marins
Autre programme qui court jusqu'en 2018 : l'adaptation des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins au missile M51. Un contrat à 2 milliards d'euros.
International
« Un certain nombre de programmes à l'export sont pilotés par Brest », explique Paul-Philippe Gilles. Dernier exemple, le contrat avec la Malaisie. Deux sous-marins Scorpènes vont être construits dans un chantier local grâce à une joint-venture avec DCNS. Le contrat comprend aussi la maintenance. « Ce sont leurs premiers sous-marins, précise le dirigeant. Ils ont donc besoin d'un accompagnement, qui se fera depuis Brest. » Autre programme dirigé depuis Brest, le FS12. « Nous nous occupons, au moins jusqu'en 2018, des arrêts techniques des navires français en Outre-Mer : Nouméa, Papeete, La Réunion, la Martinique », explique Anne Le Coz, la directrice du programme qui est basée à Brest. Lors de ces arrêts, ce sont alors les équipes de Brest et de Toulon qui se déplacent « pour une durée qui peut aller de deux semaines à quatre mois ».
Premier contrat à l'international pour Kership
Kership, la joint-venture entre DCNS et le chantier concarnois Piriou dans le domaine des patrouilleurs, vient d'annoncer son premier contrat à l'international (lire page 16).
Le chantier concarnois a déjà deux contrats pour la Marine nationale en cours dont trois bateaux multimissions pour l'Outre-Mer. Le premier sera livré fin 2015.
DCNS
(Brest) Directeur : Dominique Sennedot 2.900 salariés 3,4 milliards de chiffre d'affaires (groupe)